MONTRÉAL – La CLASSE n’a toujours pas décidé de sa participation au sommet sur l’éducation promis par le gouvernement Marois.

L’association étudiante doit rencontrer prochainement le nouveau ministre de l’Éducation supérieure, Pierre Duchesne, afin de discuter de ses revendications. Elle aimerait notamment que les questions de l’accessibilité aux études, du financement des universités, de la gouvernance et de la pédagogie soient abordées à l’occasion du sommet.

La CLASSE souhaite aussi que la participation à cette rencontre ne soit pas permise à tous : elle exhorte le gouvernement à exclure les acteurs du secteur privé et les élites économiques et demande que les deux tiers des participants proviennent de la communauté académique.

Les universités ne doivent pas être gérées comme des entreprises et c’est pourquoi la présence du monde des affaires semble superflue, indique la porte-parole de l’association, Jeanne Reynolds.

La leader étudiante a aussi annoncé que CLASSE entrait désormais dans une période de «dormance», expliquant que maintenant la grève terminée, la question de la dissolution de l’organisation se posait.

Mme Reynolds affirme que ses structures demeureront inactives jusqu’à un prochain congrès, ce qui devrait donner le temps aux membres de réfléchir sur «la nécessité de garder cette association-là».

Entre-temps, c’est l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) qui prend la relève en tant qu’organe du mouvement étudiant.

La CLASSE rompt aussi avec sa tradition et n’organisera pas de manifestation le 22 octobre, comme elle l’a fait lors de la journée du 22 des derniers mois.

L’association invitera toutefois ses militants à battre le pavé, un mois plus tard, le 22 novembre, dans le cadre d’une semaine de mobilisation internationale en soutien à la cause étudiante.

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