Yves Provencher/Métro Louis-Jean Cormier

Les gens vont sûrement penser que je prêche pour ma paroisse en écrivant mon billet sur ce sujet, mais je tiens à préciser qu’il s’agit d’un questionnement et d’une projection de nature totalement inoffensive, qui ont pour but premier de me faire du bien. Voici ce qui me préoccupe.

  • Est-ce qu’il est vrai que les radios commerciales font jouer la musique que les gens veulent entendre?
  • Est-ce que les radios commerciales ne devraient pas jouer un rôle pédagogique dans la mélomanie générale de la population?
  • Est-ce que la musique des radios commerciales reflète vraiment le paysage musical québécois?
  • Est-ce que les radios commerciales jouent encore un rôle important et cohérent dans la promotion des artistes d’ici, les ventes de disques, l’attribution de trophées comme La chanson populaire de l’année au Gala de l’ADISQ? Petite illustration de cette dernière question, il y a une chanson qui a fait le tour de la population québécoise cette année, Aujourd’hui ma vie c’est de la marde, de Lisa LeBlanc. Elle n’a pas été recensée dans cette catégorie, car elle n’apparaissait pas dans les palmarès radiophoniques.
  • À quel degré de danger s’exposent les stations commerciales par rapport à une révolution marquante de son répertoire musical, en ce qui a trait aux cotes d’écoute et à la vente de cases publicitaires?
  • Est-ce que les ondes radio, offertes à tous gratuitement, sont soutenues financièrement de façon adéquate pour leur permettre de s’adapter à la venue des nouveaux médias?
  • Est-ce que les stations de radio ne devraient pas s’adapter aux nouvelles réalités du milieu de la musique, comme ont eu à le faire la plupart des domaines connexes : maisons de disques, conseils gouvernementaux, associations de professionnels?

Je rêve d’ondes gorgées de musique de qualité supérieure, de musique représentative de notre créativité rayonnante autour du globe.

Je rêve de retrouver la curiosité que j’ai en allumant la radio d’État sur toutes les autres chaînes.

Je rêve que la population qui écoute religieusement ces stations en ce moment découvre l’étendue des richesses de notre art et s’y habitue tranquillement jusqu’à ne plus pouvoir s’en passer.

Je souhaite aux artisans de ces radios de tenir bon en ces temps de révolution et de crise.

J’aimerais que les directeurs musicaux de ces stations puissent avoir toute la latitude artistique et financière pour jouer leur rôle pédagogique de mélomanie générale.

Enfin, j’aimerais que le paysage sonore qui nous entoure s’enrichisse de façon marquante pour faire du Québec un endroit unique sur la planète.

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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