Jacques Boissinot/La Presse Canadienne Gabriel Nadeau Dubois, porte-parole de la CLASSE

Le gouvernement n’accepte pas la stratégie de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) de céder deux de ses sièges à la CLASSE au sein de sa délégation à la table de négociation.

La FEUQ a annoncé, en matinée, qu’elle comptait retourner à la table des négociations vendredi à 14h en présence de deux membres de la Coalition large de l’Association pour une Solidarité syndicale étudiante (CLASSE), intégrés au sein de sa délégation. L’offre a aussitôt été acceptée par la CLASSE.

En conférence de presse, la présidente de la FEUQ Martine Desjardins a par ailleurs dénoncé la «vendetta» du gouvernement envers le leader de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois, ajoutant que le gouvernement devait cesser les «enfantillages».

Elle a dénoncé l’attitude du gouvernement qui consiste à faire porter l’ensemble des dérapages et l’échec des négociations des derniers jours à la CLASSE et plus particulièrement à M. Nadeau-Dubois.

Un peu plus tôt dans la journée le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil a accusé M. Gabriel Nadeau-Dubois d’encourager la violence. «M. Nadeau-Dubois s’exprime avec volubilité, dit toutes sortes de choses et quand on décode, quand on ramasse l’ensemble de ses déclarations et qu’on fait un portrait, on doit constater qu’à la fin ce qu’il dit c’est: tous les moyens sont bons pour obtenir satisfaction, y compris la violence», a-t-il déclaré.

Ce a quoi a répondu Gabriel Nadeau-Dubois en réitérant que la CLASSE n’est pas une organisation violente et n’a jamais appelé à la violence. Il a dénoncé les attaques personnelles dont il a fait l’objet.

Les Fédérations collégiales et universitaires (FECQ et FEUQ) tiennent jeudi après-midi un «Rassemblement pour de vraies négociations» devant les bureaux du ministère de l’Éducation à Montréal.

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