Bobby Leon/Collaboration spéciale Zero Uno Uno Zero, de la Montréalaise Andrea Peña, sera présenté le 8 septembre à 12 h 30 sur la Place des Festivals.

Placé sous le signe de la puissance, de la fougue, de la sensibilité et de l’humour, la 14e édition du Festival Quartiers Danses promet des expériences qui sortent de l’ordinaire.

Les extraits des prestations découvertes lors du dévoilement de la programmation piquent instantanément la curiosité. Une femme se déhanche comme une marionnette sur une musique hypnotique pendant You Think I Think You See It This Way de Kyra Jean Green. Les six danseurs de Zero Uno Uno Zero d’Andrea Peña se laissent immerger dans un chant mystique qui rappelle celui du film culte Koyaanisqatsi, réalisé par Godfrey Reggio. Sans compter Katia Gagné qui ne fait qu’une avec l’eau qui l’entoure sur Sœur d’une autre mer, ou cette danse délurée du Collectif LA TRESSE pour Beauté Brute : Volume II.

Présentées du 6 au 17 septembre dans de multiples endroits intérieurs (payants) et extérieurs (gratuits) de Mont­réal, ces créations s’amusent à faire alterner des noms connus comme Diane Carrière et Jo Leslie avec ceux de nombreux artistes émergents qui forment une relève foisonnante. S’il y a un fil rouge dans toutes ces festivités, c’est celui de la compagnie brésilienne Focus Cia de Dança, du jeune chorégraphe Alex Neoral, qui offrira plusieurs prestations différentes, dont une où les mélodies de Bach seront intégrées à l’action.

Le coup de cœur de 2015, Morgane Le Tiec, est de retour avec du nouveau matériel, alors que la superhéroïne Julie Dossavi devrait, s’il faut en croire le directeur général et artistique Rafik Hubert Sabbagh, plaire à un public âgé de 4 à 104 ans. On ajoute à cela une soirée-bénéfice pour la santé mentale gratifiée de la trilogie Je marche à côté de toi de Jane Mappin (le dernier tome est signé Marie Brassard), une exposition de Jackie Hopfinger, des courts métrages, une ciné-conférence autour de Rhodnie Désir, des tables rondes avec le chorégraphe anglais Tim Casson. Il y a suffisamment de matériel pour satisfaire les plus boulimiques.

«Ce que je trouve bien avec ce festival, c’est qu’il soutient des jeunes créateurs et des chorégraphes établis. Il y a quand même encore une espèce de pureté dans la création. Leurs œuvres ne sont pas corrompues. C’est un peu comme de la poésie. On a encore droit à quelque chose d’un peu brut.» – Marc Béland, président du Festival Quartiers Danses

Démocratiser la danse
Outre son volet artistique, c’est l’aspect communautaire qui permet au Festival Quartiers Danses de sortir du lot.

«On reste sur le terrain en étant plus proche et plus accessible au public, explique en entrevue avec Métro l’acteur et danseur Marc Béland, qui assure la présidence de l’événement. Il y a des spectacles extérieurs dans plusieurs quartiers de Montréal qui permettent de mettre les gens en contact avec la danse. Il y a aussi des médiations culturelles dans les hôpitaux et les CHSLD pour rejoindre des personnes qui sont moins exposées. Surtout que les prix sont vraiment raisonnables. Il n’y en a plus, des spectacles à 20 $!»

Festival Quartiers Danses (FQD)
Du 6 au 17 septembre

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