Myles Aronowitz/Netflix Mike Colter joue le rôle-titre de la série Luke Cage. Toute la semaine, Métro vous proposera une critique des épisodes de Luke Cage, disponibles depuis vendredi dernier sur Netflix. Restez à l’affût!

Au revoir Hell’s Kitchen, bienvenue Harlem. Après deux épisodes, Luke Cage se distingue des deux précédentes séries de superhéros de Marvel produites par Netflix.

(Attention, ce texte contient des divulgâcheurs pour les deux premiers épisodes de la série Luke Cage.)

Comme Luke Cage, Daredevil et Jessica Jones sont des héros «près» du commun des mortels, il y a peu de risques de les voir affronter des extraterrestres ou des dieux prêts à détruire la terre.

Il sont décrits en anglais comme des street-level heroes. Ils ont des habiletés extraordinaires, mais leurs actions demeurent ancrées dans une certaine réalité.

La comparaison s’arrête là. Si l’action de Daredevil et de Jessica Jones se déroule principalement dans Hell’s Kitchen, ces séries ne s’imprègnent pas de l’âme et de l’histoire de leur quartier new-yorkais comme Luke Cage le fait avec Harlem.

La réalité sociopolitique de l’endroit, tout comme la vie des Afro-Américains à l’ère de Black Lives Matter, fait partie intégrante de Luke Cage, autant sinon plus que la baston qu’on attend de voir dans une série de superhéros. Sans oublier la musique. Ali Shaheed Muhammed, du mythique trio A Tribe Called Quest, a aidé à superviser l’emballage audio de la série, et chaque épisode porte le titre d’une pièce du groupe de hip-hop Gang Starr. Tout cela rend l’œuvre encore plus captivante.

La fuite
Le premier épisode de la série, «Moment of Truth», est placé sous le signe de la fuite. Celle de notre héros, qui n’est pas encore prêt à accepter cette appellation. On retrouve Luke (Mike Colter) peu de temps après la fin de Jessica Jones, série dans laquelle il jouait un rôle important. Il a quitté Hell’s Kitchen pour s’établir à Harlem.

Il balaie le plancher du salon de coiffure de Pop (Frankie Faison), un endroit décrit par le sage propriétaire comme étant la Suisse de Harlem, un refuge loin de la réalité parfois cruelle de la rue.

La nuit, il lave la vaisselle dans la boîte de nuit de notre vilain, Cornell «Cottonmouth» Stokes, brillamment campé par Mahershala Ali.

Cage souhaite seulement qu’on le laisse tranquille. Pour l’instant, il n’a pas l’intention de faire usage de sa force herculéenne et de son invulnérabilité. Il est lancé dans l’action malgré lui quand il doit remplacer un barman du club, Dante. Derrière le bar, il fait la rencontre de Misty Knight (Simone Missick), une détective qui enquête incognito sur Cottonmouth, avec qui il prendra un «café» plus tard (wink wink).

Mais Dante n’était pas malade. Il était plutôt en train de gâcher une importante (et illégale) transaction de Cottonmouth avec deux copains, Shameek et Chico, deux jeunes hommes qu’on avait vus plus tôt au salon de Pop.

Dante est assassiné durant le coup. Shameek et Chico se sauvent avec l’argent, un gros million. Cottonmouth et sa cousine, la politicienne Mariah Dillard (Alfre Woodard), qui comptait sur ce montant pour rembourser un «prêt» contracté à même le trésor public, sont furieux.

L’épisode se termine sur deux actes de violence. Cottonmouth, aussi charismatique puisse-t-il être, nous rappelle sa vraie nature quand il tue Shameek de ses poings. Luke, pour sa part, retrouve un peu de son héroïsme quand il botte le derrière de quelques voyous qui essaient d’extorquer de l’argent aux propriétaires de son appartement. Encore réfractaire à l’idée de s’impliquer, Cage commence à ressembler à un héros.

Luke Cage

Le réveil et la colère
«Code of the Streets», le second épisode de la série, nous présente un Luke Cage forcé de sortir de sa coquille.

Maintenant que Shameek est mort et que sa moitié du butin a été retrouvée, Chico est traqué par Cottonmouth et ses hommes de main, Tone et Shades. À la demande de Pop, Cage tente de convaincre Chico de rendre l’argent pendant que le vieil homme cherche une résolution pacifique au conflit.

Cottonmouth n’est pas tout à fait fermé à l’idée, mais Tone et Shades se rendent tout de même au salon de Pop où Chico se cache. Apercevant le jeune homme par la fenêtre, Tone, une mitraillette dans chaque main, ouvre le feu et tue Pop. Cage est sur place, mais les balles rebondissent sur lui alors qu’il protège un garçon qui se faisait couper les cheveux.

En colère et désemparé, Cage semble enfin prêt à accepter son rôle, celui de défenseur de Harlem.

En apprenant la mort de Pop, Cottonmouth montre qu’il est plus qu’un simple gangster sanguinaire. Enragé, il lance Tone du toit. «Crois-le ou non, il doit y avoir des règles dans cette merde», dit-il. Les règles viennent de changer.

L’épisode commence et se termine sur la même scène. Cage, devant l’immeuble Crispus Attucks, où se trouvent les bureaux de Dillard, est menacé par un jeune armé. Il désarme le voyou en lui parlant de l’importance d’Attucks, un des premiers héros afro-américains. Il se tire lui même une balle en pleine poitrine. Le jeune homme prend ses jambes à son cou et, pour la première fois en deux heures, on voit de la colère, de la vraie, dans les yeux de Cage.

Marvel's Luke Cage

Une diversité bienvenue
Après que Power Man – mieux connu sous le nom de Luke Cage – a été vu dans Jessica Jones, le personnage est de retour sur Netflix dans sa propre série, Marvel’s Luke Cage. Dans ce prélude à la réunion des Defenders, Cage (Mike Colter) retrouve Misty Knight (Simone Missick), Shades (Frank Whaley) et Rafael Scarfe (Theo Rossi).

«Je ne connaissais pas très bien le personnage, reconnaît Whaley, qui joue le détective Rafe Scarfe, partenaire de Mercedes (ou Misty) Knight dans la lutte contre le crime. Mais j’ai pu l’approcher de la même manière que n’importe quel autre, parce que les scénaristes les ont conçus comme de véritables êtres humains, pas des personnages de bande dessinée. C’est ce qui rend la série fantastique, et c’est le standard que Marvel a établi.»

Lors de son passage, récemment, au Comic Con de Mexico, Theo Rossi a affirmé: «C’est une série très importante parce qu’elle est représentative des gens qui la regardent, elle représente bien la diversité dans tous ses aspects. De la musique à la mode, elle représente une importante partie de la société, spécialement celle dans laquelle j’ai grandi à New York.»

Pour sa part, Simone Missick dit qu’après avoir vu les réactions des fans sur les réseaux sociaux et au Comic Con de San Diego, elle a pris conscience de la pertinence et du pouvoir de ces personnages, et de ce qui rend Misty agréable à jouer. «Misty Knight est importante pour moi en tant que femme: en plus d’être l’une des premières héroïnes afro-américaines, elle est aussi géniale pour les femmes en général, dit-elle. Je pense qu’elle peut être inspirante pour les jeunes filles – enfin, celles qui ne sont pas trop jeunes pour regarder la série!»

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