Yan Turcotte/Collaboration spéciale Dans Le pacte des anges, le personnage de Marc Messier (au centre) doit accompagner deux jeunes frères (Lenni-Kim Lalande et Émile Schneider) dans leur cavale.

C’est un Marc Messier méconnaissable qu’on retrouve dans Le pacte des anges, premier long métrage de fiction du réalisateur Richard Angers (La chambre no 13).

«J’ai eu un coup de foudre pour ce film, confie en entrevue le populaire comédien, qu’on peut voir dans la série Boomerang. Quand j’ai lu le scénario, j’ai été ému par cette histoire-là. J’ai appelé le réalisateur Richard Angers le lendemain en lui disant: “Écoute, c’est moi qui fais ça. Tu me le gardes, tu ne l’offres à personne. Je vais te suivre là-dedans. Dis-moi ce qu’il faut que je fasse pour t’aider.”»

L’interprète de l’inoubliable Marc Gagnon de Lance et compte incarne ici un être sombre et tourmenté qui n’a d’autre choix que d’accompagner deux jeunes frères (Émile Schneider et Lenni-Kim Lalande) en cavale.

«C’est un personnage que je n’avais à peu près jamais joué, explique l’acteur au regard bleu-gris. Je le trouvais très différent et très loin. Je me demandais un peu comment j’allais faire pour l’habiter.»

«Je pense que, souvent, les films qui sont les plus intéressants se retrouvent dans les cinémas indépendants ou à petit budget. C’est plate à dire, mais c’est souvent ça. Et c’est la même chose au théâtre.»  – Marc Messier

Au cours de cet intimiste road-movie initiatique, ce héros contre son gré obtient la chance de donner un sens à son existence et d’accepter le décès tragique de son fils. «Ça aide un peu d’avoir des enfants, avoue le père d’un fils de 13 ans. Tu peux comprendre le désarroi et la culpabilité. Tu te demandes toujours si tu en fais assez, tu te sens toujours tellement responsable de tout ce qui arrive. Alors je pouvais vraiment m’identifier à ce drame-là.»

Un peu comme Thierry Lhermitte, Marc Messier excelle dans les rôles dramatiques, mais devant les immenses succès de Broue, La petite vie, Les voisins et Les boys, on s’attend toujours à le voir dans un registre comique. «On dépend beaucoup de ce que les gens nous offrent ou voient de nous, admet le principal intéressé. J’ai toujours été très à l’aise de jouer des scènes dramatiques. C’est une chance que des gens t’approchent pour ce genre de personnage-là, de ne pas toujours être cloisonné dans les mêmes rôles.»

En salle dès vendredi

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