Jean-Paul Rouve

Le duo derrière Intouchables récidive avec Le sens de la fête, une farce qui a déridé trois millions de spectateurs en France.

Après s’être aventurés dans le film sérieux avec Samba, Olivier Nakache et Éric Toledano retrouvent leur ADN premier. «On avait une vraie envie de comédie, d’entendre les gens rire», confie Olivier Nakache, rencontré à Montréal il y a quelques semaines à l’occasion de Cinemania.

Renouant avec le concept du groupe déjà exploré dans leurs précédents Nos jours heureux et Tellement proches, Le sens de la fête suit un organisateur de mariages (Jean-Pierre Bacri) et son équipe (Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche…) qui vivront une soirée semée d’embûches.

Malgré l’absence de leur acteur fétiche, Omar Sy, et le recours à un lieu unique et à une temporalité précise, le long métrage agit comme une lame de fond, superposant les personnages et les situations au sein d’une mise en scène survoltée, dont les plans-séquences et la musique jazzée évoquent Birdman.

«On essaie de faire rire, d’être drôle. Mais c’est important qu’il y ait toujours quelque chose en dessous, une espèce de vérité, que tout soit crédible, que ça ne soit pas qu’une comédie.» – Olivier Nakache, coréalisateur du Sens de la fête

«Tenir le rythme de la comédie était notre défi, avoue le cinéaste, qui a déjà travaillé dans le domaine où se déroule l’action du film. Lorsqu’on écrit, on commence les scénarios par les dialogues. C’est une méthode absolument pas académique et qu’on ne conseille à personne.»

Malgré des moments de gravité, c’est la légèreté qui mène le bal. «Il ne faut pas se prendre la tête, fait valoir le metteur en scène. Si les gens vont passer 1h50 de rire, ça me va, je suis très content. Si, en plus, ils ont chopé des choses un peu plus profondes, ça me va encore plus.»

Se cacher derrière la frivolité est donc une façade, une façon de rejoindre l’autre dans ce qu’il a de plus authentique, de plus humain. «On a tendance à penser que la comédie est un genre majeur, laisse entendre Olivier Nakache. C’est un bouclier. On aime bien cette phrase de Wolinski, un des caricaturistes de Charlie Hebdo qui ont été tués. Il a dit: “Le rire, c’est le chemin le plus court entre un homme et un autre.” Et je trouve qu’il a raison.»

Sang québécois
Au sein de la fabuleuse distribution du Sens de la fête brille Suzanne Clément, qui incarne une employée et la maîtresse du personnage principal.

«On l’adore depuis longtemps, avoue le coréalisateur Olivier Nakache. On a mis sa photo dans un dossier et, pendant le casting, on est allés la rencontrer. Elle a dit : “Je ne suis pas une actrice de comédie”, et on a dit: “Tant mieux!” Elle est belle, elle joue bien, elle est criante de vérité. C’est une femme originale qui est au service du texte. Ç’a été une grande rencontre.»

Présentement en salle.

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