Collaboration spéciale Jamel Debbouze dans le film Sur la piste du Marsupilami

Onze ans après Astérix et Obélix – Mission Cléopâtre, Jamel Debbouze retrouve Alain Chabat dans Sur la piste du Marsupilami.

Vous souvenez-vous de votre toute première rencontre avec Alain Chabat?
Je me souviens que c’était dans un couloir, vite fait, certainement à Canal +. J’ai tout de suite été à l’aise. J’étais super fan, il aimait bien ce que je faisais. On s’est rencontrés sur un rire. Le début d’une longue rigolade en fait!

Vous avez beaucoup de références comiques en commun?
C’est d’abord une question de sensibilité. J’adore sa théorie du «3 D». Danse, Dénonce, Déconne. Et sans lunettes ! C’est tout ce que j’aime dans la vie.

Mission Cléopâtre, c’était il y a 10 ans. Ça reste un moment marquant dans votre carrière?
Il y a eu un avant et un après Astérix, ça c’est sûr. Avec le personnage de Numérobis, Alain m’a tellement bien lu, mieux que moi-même. C’était presque trop proche de moi. De même que Pablito Camaron dans Sur la piste du Marsupilami, qui est un cousin de Numérobis. J’adore ces personnages qui ont cette candeur, cette naïveté, qui s’attaquent à des choses impossibles à réaliser. Qu’on ne prend pas au sérieux mais qui parviennent à leurs fins malgré tout. Il y a quelque chose qui ressemble à ma vie là-dedans. J’adore cette folie.

On est étonné que vous n’ayez pas retravaillé ensemble plus vite…
Mais parce qu’étant amis dans la vie, on n’avait pas le temps de se manquer. Alain et moi, on passe notre temps à se marrer, autour d’un plat de pâtes… ou d’un gratin dauphinois. Si bien qu’on est repus de rire! Après Astérix, ma vie s’est emballée. Et dès qu’il y a de l’engouement, on accepte beaucoup de choses. Pas n’importe quoi. Mais je suis quand même passé de «vous n’êtes pas le bienvenue» à «rentrez s’il vous plait.»

C’est là que ça devient compliqué pour un acteur…
Il faut faire la part des choses et je n’y suis pas toujours parvenu. J’étais dans un rythme, Alain aussi. Et on s’est retrouvés sur ce projet quand il fallait.

Cet envie d’adapter le Marsupilami, il vous en a parlé il y a longtemps?
Dès Astérix en fait. Surtout on voulait retravailler ensemble. Et là c’est un vrai buddy movie, la rencontre entre un journaliste qui n’en a que le titre… Et d’un vétérinaire qui n’en a que le titre aussi. Ce sont deux arnaques qui vont tenter de s’arnaquer mutuellement, tout ce qu’on aime dans les comédies. Des duos comme dans La Chèvre.

La grande force du film, c’est qu’il s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux gamins…
Et c’est ce que j’adore! J’aime ce métier pour ça. Je vais vous raconter un truc. Il y a un an et demi, j’étais sur une plage. Sur ma gauche il y avait un groupe de gamins qui fabriquaient un château à plusieurs, sur ma droite un petit gosse qui faisait son château tout seul. Au bout d’une heure, le gosse en question vient me voir et me dit : «Excuse-moi, Numérobis, tu veux pas m’aider à fabriquer mon château?»

Il est venu voir l’architecte de la reine Cléopâtre, vous vous rendez compte! Sur la tête de ma mère! Il est là notre salaire. Maintenant que j’ai des enfants, je me rends compte à quel point c’est beau de les laisser croire. Parce que croire, c’est le sel de la vie. Après on vit dans un monde d’adulte, on rêve de moins en moins. C’est ça qui m’a motivé dans ma banlieue. On nous a coupé du rêve, et pour moi continuer à rêver, c’est pas juste des mots. C’est ma façon de «kiffer la vie».

Sur la piste du Marsupilami
En salle dès vendredi

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