Twilight – la fascination
v.f. de Twilight
(É.-U.) Drame fantastique  
Réalisé par Catherine Hardwicke
Mettant en vedette Kristen Stewart, Robert Pattinson, Taylor Lautner
2,5/5

Avouons-le en partant : on ne comprend pas vraiment la frénésie entourant la sortie en salle de Twilight. Même après avoir vu le film, on n’arrive toujours pas à saisir ce qui, dans les livres de Stephenie Meyer, a fait craquer des millions d’adolescents.

Loin de nous l’idée de démo­lir l’Å“uvre entière de l’Améri­caine. À vrai dire, ce premier long métrage a même réussi à piquer notre curiosité, nous laissant avec l’étrange – mais néanmoins pressante – envie de nous précipiter en librairie pour acheter les trois autres tomes de la saga littéraire.

Cependant, on ne peut pas passer sous silence le fort sentiment de déjà-vu qui nous a habité tout au long de la projection du film. Car au chapitre des histoires d’amour entre vampires et jeunes filles, Twilight ne fait pas figure de pionnier. Il y a quelques années, la série Buffy the Vampire Slayer faisait la pluie et le beau temps au petit écran avec une intrigue centrée sur la relation tumultueuse entre une adolescente blonde et un obscur vampire. Faut croire que la nouvelle génération n’en a jamais entendu parler.

Digne d’un feuilleton

Twilight raconte l’histoire de Bella (Kristen Stewart), une adolescente de 17 ans, qui déménage dans petite ville pluvieuse de l’État de Washington pour vivre avec son père. À sa nouvelle école secondaire, elle croise la route d’Edward Cullen (Robert Pattinson), un garçon mystérieux au teint blafard…

Pas facile de condenser un bouquin de plusieurs centaines de pages en moins de deux heures. Voilà sans doute pourquoi on ressent un certain malaise quand, après 20 minutes, on entend l’héroïne lancer à son nou­­veau petit ami : «Je n’ai pas peur de toi; j’ai peur de te perdre.»

Cette cascade de répliques clichés – pour ne pas dire fleur bleue – dignes des pires soaps de fin d’après-midi, agace. Les acteurs ont beau faire de leur mieux (ils multiplient les regards fiévreux et les soupirs torrides), on peine à s’expliquer l’intensité du lien qui semble unir leurs personnages. Dommage.

La fin du film laisse toutefois présager une suite beaucoup plus riche en rebondissements, avec un scénario qui ne se résume pas qu’à «Je t’aime, mais tes copains aux longues dents veulent me manger.»

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