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La bande à Burton réunie pour Frankenweenie

Photo: Disney pictures

L’acteur comique Martin Short parle de sa participation à Frankenweenie, de Tim Burton, et nous dit s’il sera de retour dans Arrested Development…

Martin Short a travaillé pour la première fois avec Tim Burton en 1996 dans Mars Attacks! Comme Burton aime bien s’entourer de visages familiers – et de voix familières –, ce n’est pas un hasard si Short participe à Frankenweenie, le nouveau film d’animation du réalisateur. Le comédien y prête sa voix à trois personnages bien différents. Métro l’a rencontré.

Ça vous fait quoi d’être de retour dans l’entourage de Tim Burton, de voir qu’un réalisateur souhaite travailler de nouveau avec vous?
Évidemment, si le réalisateur était nul, je n’en aurais rien à foutre! [Rires] Mais puisque c’est Tim Burton, c’est un honneur, c’est très flatteur. Et en plus, on s’aime beaucoup!

On n’entend jamais vraiment de mauvais commentaires sur Tim Burton.
En raison du pouvoir qu’il détient dans l’industrie et de son génie créatif, il pourrait se permettre de faire la gueule sur les plateaux. J’ai déjà travaillé avec un réalisateur, à mes débuts, qui avait été fantastique pendant les deux premières semaines de tournage et qui, tout à coup, avait choisi de ne plus m’adresser la parole. Son assistant m’avait alors indiqué que son thérapeute lui avait dit qu’il n’avait pas besoin de saluer les gens si le cœur ne lui en disait pas! Tim pourrait être ce genre de personne, mais chaque fois que je le vois au travail, il est dans un bon état d’esprit. Il est heureux de faire ce qu’il fait.

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Vous faites les voix de trois personnages dans le film, mais votre personnage principal, le père de Victor, est plutôt normal, n’a pas une voix très caricaturale. C’était un problème pour vous?
Si c’était la seule voix que je faisais dans le film, ça pourrait me causer problème. Parce que c’est Tim et que je l’aime, j’aurais quand même accepté de participer au projet, mais si ce n’était pas de lui, j’aurais pu me dire : «Je ne comprends pas vraiment pourquoi tu as besoin de moi pour cette voix!»

Quand vous faites la promotion d’un film, est-ce que ça vous arrive souvent que les journalistes vous parlent de votre personnage Jiminy Glick, qui interviewait des célébrités?
Il y avait de l’incompréhension autour de ce personnage. Plusieurs croyaient que c’était une satire de votre travail, alors que ce n’est pas du tout le cas. C’était une satire des idiots qui ont du pouvoir. Jiminy aurait pu être un membre du Congrès. Washington est peuplé de gens comme ça, vous savez? Il y a des tonnes de gens qui reçoivent un diplôme de Yale, qui obtiennent un emploi et qui ont peur dès le premier jour. Et c’est des personnes comme Jiminy qu’ils ont peur. Pour moi, c’est ça l’élément comique de ce personnage. L’autre aspect comique était le fait que je portais un costume grossissant, ce qui me permettait de faire des chutes sans me blesser…

Lequel de vos personnages vous demande-t-on le plus souvent de reprendre?
C’est assez étrange. Je me souviens d’avoir fait un spectacle à Broadway il y a quelques années intitulé Fame Becomes Me. Quand je quittais le théâtre, il y avait toujours des gens qui demandaient des autographes. Un soir, certains m’ont crié : «I want my pudding!» Je suis monté dans la voiture en me demandant de quel projet cette ligne était tirée. Puis, je me suis mis au lit et, vers deux heures du matin, je me suis rappelé que ça venait d’un projet spécial que j’avais fait en 1987! Particulièrement en comédie, les personnages et les répliques nous collent à la peau. On les incarne totalement. Bien sûr, les gens me parlent de Franck (Father of the Bride), de Jiminy, d’Ed Grimly (The Complete Mental Misadventures of Ed Grimly) ou de Jackie Rogers Jr. (Second City). On me parle surtout des personnages qui ont eu une longue vie. Mais des fois, c’est le contraire. J’ai fait un seul épisode d’Arrested Development, et on me parle sans cesse d’Uncle Jack.

Justement, est-ce qu’on verra Uncle Jack dans la nouvelle mouture de la série?
J’ai soupé avec Mitch Hurwitz [le créateur d’Arrested Development] il y a un an et demi, et il m’a dit qu’il fallait absolument faire revenir Uncle Jack dans l’émission. Mais je n’ai pas reçu de scénario. J’adore ce personnage.

Retrouvailles animées pour Catherine O’Hara

Métro s’est entretenu avec Catherine O’Hara, qui renoue avec l’univers de Tim Burton dans Frankenweenie.

Comment comparez-vous le jeu d’acteur devant la caméra et derrière un micro?
Je dirais que c’est… différent. Martin Short dit qu’on utilise des muscles différents. Si on est sur un plateau, tout le monde est impliqué, le plateau aussi. Il y a l’éclairage, et tant de gens en train de créer un moment… Alors que, quand on fait simplement la voix, on a un casque d’écoute sur la tête. On ne partage pas l’instant avec beaucoup de gens. On est seul avec le réalisateur et notre voix. C’est assez effrayant de s’entendre aussi clairement et de tenter de plaire à Tim. On essaie toujours, mais quand on ne peut que s’appuyer sur notre voix, c’est doublement épeurant.

Vous faites partie du «clan» de Tim Burton. Est-ce réconfortant qu’un cinéaste comme lui fasse appel à vous régulièrement?
Ç’a été un choc – et une joie – quand j’ai reçu l’appel; je ne m’y attendais pas. Je ne le vois pas très souvent, mais quand on se croise, honnêtement, je me sens exactement comme sur le plateau de Beetlejuice. J’étais très heureuse qu’il veuille me revoir et passer du temps avec moi de nouveau. (Rires) Durant la première conversation avec l’agent, on m’a dit : «Tim Burton veut que vous fassiez trois voix dans Frankenweenie.» Je pensais vraiment que c’était une audition et qu’il voulait me laisser trois chances. Mais non, finalement, je joue les trois! C’est fantastique!

Frankenweenie
En salle dès vendredi

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