Les films Séville Tyler Perry et Edward Burns dans une scène de Alex Cross

Edward Burns, qu’on peut voir dans Alex Cross, prépare une suite à The Brothers McMullen.

Edward Burns avait frappé fort avec son premier film, The Brothers McMullen, qu’il avait scénarisé, réalisé et dans lequel il jouait, en 1995. Que planifie-t-il pour le 20e anniversaire du classique? Une suite, bien sûr! En fait, Burns indique que c’est nul autre que Tyler Perry – avec lequel il partage la vedette dans le suspense Alex Cross, en salle aujourd’hui – qui l’a encouragé à se remettre à l’histoire américano-irlandaise qui lui a valu le succès il y a 20 ans. Métro l’a rencontré.

Le film The Brothers McMullen fêtera bientôt son 20e anniversaire…
Je ne peux pas croire que ça va faire 20 ans. C’est fou! Je travaille présentement à la suite, justement pour souligner le 20e anniversaire.

Pourquoi une suite?
C’est drôle. C’est Tyler [Perry] qui m’a inspiré. Il venait tout juste de voir The Brothers McMullen quand nous avons travaillé ensemble à Alex Cross. Puis il m’a demandé pourquoi je n’avais jamais pensé à une suite. L’idée est partie de là. Il a souligné à quel point mes premiers films [The Brothers McMullen et She’s the One], tous deux à propos de familles irlandaises, avaient été des succès et m’a demandé pourquoi je n’avais pas exploité ce thème depuis.

Il me disait que c’était ma niche et que ceux qui avaient vraiment apprécié ces œuvres seraient heureux de me suivre à nouveau dans cette voie. Vous savez quoi? Je crois qu’il avait raison. Je me suis installé à mon bureau et j’ai commencé à écrire. Il yaura donc la suite de The Brothers McMullen et, avant, The Fitzgerald Family Christmas, qui sort en décembre et qui met en scène une famille de sept frères et sœurs.

Dans vos films, le thème de l’identité américano-irlandaise est très présent. Ironiquement, c’est le cas aussi dans Alex Cross.
Je n’ai rien à voir là-dedans! Mais c’est vrai qu’on dirait que, dans les films que je fais, on ajoute un élément irlandais au scénario. Ou un élément new-yorkais. Dans Life or Something Like It, une comédie romantique avec Angelina Jolie, on se demandait ce qu’on allait faire de mon accent.

Puis, on m’a vissé une casquette des Mets sur la tête dans une scène, et le tour était joué. En tant que scénariste et réalisateur, c’est différent. J’écris et je parle de ce que j’aime. Quand j’étais jeune, dans tous les mariages auxquels j’assistais, il y avait de la cornemuse! Partout où j’allais, j’étais entouré d’Irlandais. C’est dans mon ADN. Ce sont les souvenirs que j’ai en tête. Ce sont les flashs qui me viennent quand je m’assois pour écrire.

Comment se porte le cinéma indépendant en ce moment?
Les choses ont quelque peu changé. Ironiquement, on est revenu, je crois, à ce qu’on faisait au début des années 1990, quand j’ai commencé, avec des films qui amassaient à peine 1 M$, ce qui était un succès énorme pour un film indépendant. On se disait : «Wow, ces films peuvent engranger autant d’argent?» C’était impressionnant. À la fin des années 1990, des films indépendants pouvaient faire des recettes de 100 M$ et, soudainement, on a perdu un peu l’essence du cinéma indépendant. Tout s’est écroulé. Je crois qu’aujourd’hui on est revenu à des attentes un peu plus réalistes en ce qui concerne ce que les films indépendants peuvent faire en salle.

Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a une foule de nouveaux revenus qui se sont ajoutés. On consomme le cinéma différemment aujourd’hui par rapport à il y a cinq ans. Les choses seront peut-être différentes dans cinq ans. Le prochain Netflix ou iTunes, ce sera quoi? Ce qui est génial avec le cinéma indépendant aujourd’hui, c’est qu’il est accessible. N’importe quel jeune peut utiliser une caméra de 3 000 $ et faire un beau film. La barrière du budget est maintenant beaucoup plus facile à franchir. Il est possible de faire un excellent film avec 10 000 $ aujourd’hui. Le cinéma n’est plus que l’affaire des grosses entreprises capitalistes. Alors, qui sait où tout ça nous mènera? Qui sait comment tout ça changera le travail des réalisateurs?

Alex Cross
En salle dès vendredi

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