Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Hugo Mudle & Fred Jacques, Andrea Lindsay et Luc De Larochellière, la Compagnie créole, Guy Bélanger, Résurrection! et Ellie Goulding.

On en veut plus!
Hugo Mudle & Fred Jacques
Miracles (4/5)

Après la dissolution des Sainte Catherines plus tôt cette année, deux des quatre membres du groupe montréalais s’associent dans un projet musical savoureux intitulé Miracles. Hugo Mudie et Fred Jacques troquent leur punk rock agressif contre un folk qui leur va à merveille. On sent d’ailleurs l’influence de Bob Dylan dans l’album, surtout dans la chanson The Fairytale is Over où l’harmonica prend une grande place. Un brin d’humour ponctue l’album. On le sent dans les pièces I’ll Marry You Mary et I Can’t Have Sex All the Time. Seul point négatif : les chansons sont trop courtes!
– Rachelle McDuff

Piège évité
Andrea Lindsay et Luc De Larochellière
C’est d’l’amour ou c’est comme (3,5/5)

Quand on a su que Luc De Larochellière et Andrea Lindsay allaient sortir un album de duos, notre première réaction a été dubitative. On a eu une fugitive pensée pour un autre couple-qui-chante-des-chansons-de-couple qu’on ne nommera pas ici. Est-ce qu’on verserait dans la mélasse? Que non. Les amoureux évitent avec brio cet écueil et offrent une collection de chansons mêlant leurs styles respectifs avec une savante alchimie. Romantique sans être mielleux, le disque de l’Ontarienne francophile et de l’auteur-compositeur québécois compte plusieurs fort jolis morceaux, dont Tiergarten, Tu ne m’aimes pas et Dans tes yeux.
– Jessica Émond-Ferrat

Bonheur double
La Compagnie créole
En bonne compagnie (3/5)

Sortez les bikinis, les trompettes et le piña colada : la Compagnie créole est de retour avec une compilation de 10 classiques revisités en duo et de 3 chansons inédites. L’énergique quatuor reprend ses hymnes festifs accompagné, entre autres, du «parodiste» Moussier Tombola (C’est bon pour le moral), du chanteur zouk Thierry Cham (La bonne aventure) et du vieux Hugues Aufray (Vive le douanier Rousseau). Mis à part quelques écarts de conduite, comme la présence de Bons baisers de Fort-de-France, une chanson de Noël (?), la fête est réussie. Parmi les inédits, Ça ira mieux risque de trouver une place de choix parmi la discographie de ces ambassadeurs du bonheur.
– Charles-Éric Blais-Poulin

Sans voix
Guy Bélanger
Dusty Trails (3/5)

Pour son troisième album, le virtuose de l’harmonica Guy Bélanger a choisi de présenter des pièces originales ainsi que des reprises. Il n’y a rien de mal à ça. Il mélange aussi les genres comme jamais. Ce qui est enlevant. Cependant, il a également choisi de toucher à la chanson – tout en anglais –, avec des invités. Dusty Trails n’est donc malheureusement pas qu’instrumental. Il y a bien Nanette Workman et France D’Amour, qui illuminent deux chansons, mais dans le cas des gars, incluant Bélanger lui-même, les interprétations tombent à plat. Autrement dit, si la musique mérite un A+, les voix plombent le plaisir de l’écoute.
– Éric Aussant

Messe à gogo
Résurrection!
Artistes variés (3/5)

Quelque chose d’inattendu s’est produit dans les années 1960 et 1970 au Québec. La musique rock pop, voire psychédélique, a pénétré l’enceinte des églises. L’album Résurrection! capture à merveille cette époque où un curé et un barbu aux cheveux longs, autre que Jésus, pouvaient partager l’autel. L’album offre de belles réussites musicales, comme Pierre, de Michel Conte, et des pièces un peu plus loufoques, comme Alléluia!, où René Angélil et Pierre Labelle nous apprennent qu’«il y a toujours de la place pour un Québécois au paradis». Si aucune chanson n’est transcendante, Résurrection! demeure intéressant ne serait-ce que pour sa valeur historique.
– Mathieu Horth-Gagné

Satisfaisant
Ellie Goulding
Halcyon (3/5)

Ellie Goulding, la chanteuse britannique de l’heure, lance son deuxième album, Halcyon. Le CD contient plusieurs morceaux électropop, presque dance, dans le même style que son populaire single Lights. Les mélodies sont très accrocheuses, avec parfois des rythmes et des éléments instrumentaux presque tribaux. Par contre, la moitié de l’album contient des chansons plus calmes qui tombent un peu à plat : la voix particulière d’Ellie Goulding, vibrante et rauque, ne s’y prête pas aussi bien que pour les chansons plus rythmées. Si on ignore les ballades, il reste assez de bon matériel pour être comblé.
– Josie Desmarais

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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