Hank and Mike, lapins de Pâques au chômage
Chaque fois qu’il est appelé à présenter son dernier film, Matthiew Klinck fait face aux mêmes commentaires. «On me dit toujours : « Ah! Tu fais un film d’animation et c’est Disney qui le produit? » Je trouve ça drôle, parce que ça ne pourrait pas être plus loin de la réalité!» explique le cinéaste.
Hank and Mike n’a rien en commun avec Bambi et La petite sirène. Le second long métrage du cinéaste canadien raconte l’histoire saugrenue de deux amis de longue date, travaillant comme lapins de Pâques, et qui, du jour au lendemain, se font renvoyer de leur entreprise et entreprennent une série de petits boulots qui se soldent tous par un échec.
Après le loufoque Greg & Gentillon, Klinck signe avec Hank and Mike une autre comédie noire qui ne passe pas inaperçue. Le cinéaste ne cache pas sa fierté quand on lui mentionne la singularité de ses offrandes. «Avant Hank and Mike, personne ne pouvait prétendre avoir déjà vu un long métrage où les deux personnages principaux portent un costume de lapin rose du début à la fin du film!» note-t-il à l’autre bout du fil.
Pause cigarette
La première apparition à l’écran de Hank et de Mike date de 1998, à l’époque où Matthiew Klinck figurait parmi les auteurs de la série télé Y B Normal? Présentée sur les ondes de Comedy Network, l’émission à sketches était, aux dires du réalisateur, un croisement entre Monty Python’s Flying Circus et Saturday Night Live.
«On avait eu envie de voir des personnages mythiques dans une pause cigarette, raconte Klinck. C’est aussi simple que ça.»
Après deux années de dur labeur au petit écran, le jeune auteur s’est tourné vers le cinéma.
C’est d’ailleurs avec un court métrage mettant en vedette les irrévérencieux lapins de Pâques que Klinck a commencé sa carrière de réalisateur.
Le rêve Disney
Malgré son goût prononcé pour l’humour décapant et politiquement incorrect, Matthiew Klinck rêve d’une chose : signer une comédie grand public.
«J’adorerais faire un film pour Disney, dit-il. Les comédies noires, c’est l’fun, mais c’est un genre qui rebute une bonne partie de la population, qui trouve ça trop bizarre. J’aimerais ça faire un film qui plairait autant aux enfants qu’aux grand-parents.»