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Our Lady Peace : Fini le mélodrame!

Les esprits se sont calmés… C’est du moins ce qu’affirme Steve Mazur, le guitariste de Our Lady Peace, quand on lui demande si l’enregistrement du dernier album du groupe, Burn Burn (en magasin demain) a été aussi douloureux que celui de son prédécesseur, Heal­thy in Paranoid Times, paru en 2005.

Aux dires du musicien, joint par téléphone dans les coulisses d’un concert que la formation venait de donner dans un petit bar d’Ottawa, l’harmonie règne au sein du quatuor.

«L’enregistrement de Healthy in Paranoid Times avait été une expérience très frustrante à plusieurs points de vue, révèle-t-il. À la fin, on était vidés et on ne pouvait plus se sentir, alors qu’aujourd’hui, ce n’est pas le cas. On ne s’est jamais aussi bien entendus. C’est le jour et la nuit!»

Retour aux sources

Même si la bonne entente et la communication sont rétablies entre les membres de Our Lady Peace, cela ne signifie pas que la dernière offrande du groupe regorge de ballades sirupeuses où le soleil brille et les oiseaux gazouillent.

Au contraire, Burn Burn marque le retour de la formation au rock costaud qui avait fait sa renommée au milieu des années 1990. «On a recommencé à écrire les chansons à partir d’un riff de guitare ou d’une ligne de basse, un peu comme à l’époque de Naveed», raconte Mazur.

Alors que Our Lady Peace avait écrit une quarantaine de titres pour Healthy in Paranoid Times, le groupe en a pondu deux fois moins cette fois-ci, question de ne pas se prendre la tête inutilement.

«Quand on avait un bon refrain, mais que le reste de la chanson n’allait nulle part, on la laissait tomber plus rapidement. On ne se faisait pas chier. On a perdu beaucoup moins de temps. Alors qu’avant, on finissait tout.»

Entre ses mains

C’est à Los Angeles, chez Raine Maida, le chanteur du groupe, que Our Lady Peace a enregistré les 10 titres qui figurent sur Burn Burn.

Pour la première fois de sa carrière, le band canadien s’est chargé lui-même de la réalisation de son opus.

«J’étais plutôt hésitant au départ, avoue Mazur. Je suis d’avis qu’on a toujours besoin d’une opinion extérieure. Mais puisqu’on prenait un à deux mois de pause entre chaque séance d’enregistrement, on a pu avoir du recul.  C’est ce qui nous a donné l’objectivité dont on avait besoin.»

La décision de réaliser Burn Burn à la maison explique en bonne partie le fait que l’arrivée de l’opus dans les bacs survienne près de quatre ans après celle de Healthy in Paranoid Times. Il s’agit de la plus longue période de temps entre la sortie de deux CD de Our Lady Peace, et ce silence a largement contribué à alimenter les  rumeurs de séparation.

«Ça ne veut rien dire, assure Mazur. Le simple fait de ne pas avoir un cadran qui comptabilisait chacune de nos heures en studio nous a permis de relaxer. C’est pour ça qu’on ne se sentait pas coupables d’aller voir un film au beau milieu de la journée au lieu de bosser.»

Burn Burn
En magasin dès demain

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