Sur scène, Dumas ne déçoit jamais… même lorsqu’il s’amuse à jouer les titres les plus obscurs de son répertoire.
Le chanteur nous en a mis plein les oreilles samedi soir, au Métropolis, dans le cadre d’un concert qui, nous a-t-il révélé, marquait la fin d’un «laboratoire» de six mois au cours duquel il nous a livré un trio d’opus fort intéressants : Nord, Rouge et Demain.
La majorité des chansons interprétées au cours du spectacle-événement étaient d’ailleurs tirées de ces trois albums ayant tous fait l’objet d’éditions limitées à 10 000 exemplaires.
C’est avec Transsibérien express, une ambitieuse pièce rock qui rappelle les délires instrumentaux d’Arcade Fire, que Dumas a donné le coup d’envoi aux célébrations. L’auteur-compositeur, qui fêtera son 30e anniversaire le mois prochain, a poursuivi son «exploration» avec entre autres À feu et à sang, Un train dans la nuit et Lino Ventura.
Si la foule a accueilli avec respect les plus récents titres du chanteur, elle a affiché ses vraies couleurs lorsque celui-ci a commencé à piger dans son ancien répertoire. Le volume a grimpé d’un cran dès les tout premiers accords de Nébuleuse, tirée de Fixer le temps (2006), pour ensuite doubler d’intensité lorsque l’irrésistible Vénus, extraite du Cours des jours (2003), s’est fait entendre dans les haut-parleurs.
Toujours aussi à l’aise sur les planches, Dumas a montré, tout au long de ses prestations, une confiance renouvelée en ses cordes vocales, n’hésitant pas à délaisser ses habituels murmures au profit d’envolées beaucoup plus affirmées.
Accompagné de deux choristes et de huit musiciens, Dumas a roulé à fond de train pendant près de deux heures, au plus grand bonheur de ses fans, qui ont entonné avec un enthousiasme évident Tu m’aimes ou tu mens, que l’étoile de la soirée a jouée seul à la guitare au énième rappel.