Collaboration spéciale Marie Turgeon, qu’on peut voir dans la série télévisée Destinées, et plusieurs comédiens, écrivains et illustrateurs seront au Salon du livre ce week-end pour faire la lecture aux petits et grands qui s’arrêteront au kiosque de La lecture en cadeau : Micheline Bernard, Alain Zouvi, Philippe Béha, Salomé Corbo, Christiane Duchesne et bien d’autres.

La 35e édition du Salon du livre de Montréal débute ce matin. Et depuis 14 ans, qui dit Salon du livre, dit aussi… Lecture en cadeau! Métro a parlé à la porte-parole du projet, Marie Turgeon.

Voilà maintenant sept ans – la moitié des éditions, quoi! – que la comédienne Marie Turgeon agit à titre de porte-parole du désormais bien connu projet La lecture en cadeau, de la Fondation pour l’alphabétisation. «Ça fait de moi une vieille de la vieille!» rigole-t-elle, avant d’expliquer qu’à l’approche de chaque Salon du livre, elle sort sa pile de cartes postales envoyées par les enfants qui ont reçu les livres dont elle a fait don et les relit une par une. «Ça me rappelle que c’est pour ces enfants-là que je fais ça, explique-t-elle. Et ça donne toute la motivation du monde!»

Rappelons le concept : tout au long du Salon du livre, ainsi que dans diverses librairies et bibliothèques pendant le temps des Fêtes, les gens sont invités à acheter un livre jeunesse, à écrire une dédicace pour l’enfant qui le recevra et à inscrire ses coordonnées sur une carte postale qui accompagne l’ensemble, afin de recevoir des nouvelles du jeune lecteur.

Les livres ainsi récoltés sont par la suite distribués par la Fondation pour l’alphabétisation dans diverses écoles de milieux défavorisés. «Ce n’est pas banal ce qu’on demande aux gens de faire, ce n’est pas de mettre 5 $ dans une canisse, mais de prendre du temps pour choisir un livre, écrire une dédicace… On demande un investissement qui est tout à fait autre que dans d’autres campagnes», souligne Marie Turgeon.

Le but, bien sûr, est d’attaquer à la racine des problèmes comme l’analphabétisme et le décrochage scolaire, en donnant aux enfants qui sont rarement exposés aux livres le goût de lire.

«Au Québec, on a un taux de décrochage assez hallucinant, souligne la porte-parole. Ça n’a pas de sens qu’il y en ait autant, et autant de gens qui finissent le secondaire sans diplôme… et qui n’auront pas les connaissances de base pour devenir des citoyens “responsables”, qui ne développeront pas leur plein potentiel parce qu’ils n’auront pas les outils pour se positionner dans le monde et prendre conscience de ce potentiel. On n’a pas les moyens, en tant que société, d’avoir un taux de 33 % de décrochage chez les gars et de 20 % chez les filles.»

Mais le goût d’apprendre n’est pas forcément inné, rappelle la comédienne. «C’est quelque chose qui se transmet quand un enfant est tout petit, assis sur les genoux de papa, maman, grande sœur, qu’il regarde un livre et dit : “Ah, qu’est-ce qu’il y a là-dedans?” On le met en contact avec quelque chose qu’il ne connaît pas, et qui plus tard ne lui fera pas peur. Ce ne sera pas un objet qui est seulement académique, ça sera aussi un objet de rêve, d’évasion, de plaisir. On va apprendre toute notre vie, alors autant que ça soit l’fun, sinon… ça va être long longtemps!»

C’est dans cette optique que, pour une première année, La lecture en cadeau s’est associé à la fondation Lucie et André Chagnon, instigatrice du programme Naître et grandir, qui s’intéresse à tout ce qui est important pour assurer un bon développement durant la petite enfance.

«Notre objectif, cette année, est d’amasser 15 000 livres pour les enfants de 0 à 4 ans, rappelle Marie Turgeon. Un enfant qui a été entouré de livres, à qui on a lu, qui a touché, été en contact avec des livres, a développé son cerveau. Cette petite stimulation fait toute la différence pour l’entrée à l’école. La clé de la réussite, elle est là!»

Des livres à dévorer
Marie Turgeon nous donne quelques idées de livres à offrir à la Lecture en cadeau, selon ses propres coups de cœur et ceux de sa fille :

  • Je t’aimerai toujours, de Robert Munsch. «Une toute petite plaquette, un livre qui continue à être touchant des années après sa publication.»
  • Le trésor de l’enfance. «Ce sont des contes de Grimm, de Perreault, mais aussi des histoires de différents pays. Et c’est vraiment bien fait, ça fait découvrir d’autres cultures. Le livre grandit avec l’enfant. Au début, c’est deux ou trois lignes avec beaucoup d’illustrations, puis vers la fin, ça monte à 15-20 pages…»
  • Je suis fou de Vava, de Dany Laferrière. «Un livre que j’adore lire aux enfants la journée de distribution des livres… Ç’a toujours beaucoup de succès!»
  • Pétunia, princesse des pets, de Dominique Demers. «Pour les plus jeunes, c’est aussi une lecture qui obtient beaucoup de succès!»
  • La série Nikki Pop, de Jade Bérubé. «Ma fille, qui est en sixième année, est une grande lectrice et adore les séries. Elle a dévoré les Geronimo Stilton. La saga d’Aurélie Laflamme, Le blogue de Namasté, les Noémie… Le dernier, c’est Nikki Pop! Je considère que c’est de la lecture bonbon, mais je me dis qu’il n’y a pas de mauvaise lecture. Lisez n’importe quoi, mais lisez, pour rêver, accéder à autre chose, ce n’est jamais perdu, peu importe ce qu’on lit. C’est à force de lire plein de choses qu’on se découvre des passions.»

La lecture en cadeau
Au Salon du livre jusqu’à lundi
Dans les librairies et bibliothèques participantes en novembre et en décembre
fondationalphabetisation.org

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