Une déco aux accents rétro, des costumes cintrés, des têtes parfaitement coiffées… Le plateau de tournage du film Cent milliards de neurones transpire les années 1960. Mais le réalisateur et scénariste Michel Monty insiste : son premier long métrage n’est pas un hommage à cette décennie. Contrairement à 1981, la dernière offrande de Trogi, Cent milliards de neurones ne mise pas sur la nostalgie.

«Ce n’est pas un tableau poli de cette époque-là, dit le cinéaste. On ne fait pas référence à la musique ou à la politique.»

En tournage depuis la fin septembre, Cent milliards de neurones raconte l’histoire d’Étienne (Charles-Antoine Perreault), un jeune garçon atterré par la mort subite de son père (François Papineau), un médecin jouissant d’une bonne réputation, mais qui cache un lourd secret. «Je me suis inspiré de choses que j’ai personnellement vécues», révèle Monty, qui décrit son Å“uvre comme «l’histoire d’un fils qui a pour obsession d’honorer la mémoire de son père».

Le théâtre au cinéma
Issu du théâtre, où il mène une carrière de metteur en scène, d’acteur et d’auteur depuis 1989, Michel Monty n’a pas hésité à apporter plusieurs modifications au scénario pendant le tourna­ge, et ce, même s’il savait que chacune de ces altérations auraient des répercussions sur un grand nombre de personnes.

«Le cinéma, ça coûte cher. C’est une grosse machine, observe le réalisateur. Ce n’est pas pareil au théâtre. Quand tu changes d’idée, il n’y a pas de problème : t’es tout seul dans un local de répétition qui ne coûte rien!»

Julie Le Breton, qui tient le rôle de l’épouse éplorée, dit avoir eu l’impression de «réapprendre son métier» en travaillant ainsi. «C’est génial de collaborer avec un réalisateur qui s’applique autant, affirme-t-elle. Parce qu’on veut tous être dans le meilleur film possible.»

Par ailleurs, l’actrice soutient s’être inspirée de films d’époque comme The Hours et Revolutionary Road pour construire son personnage d’épouse éplorée. «Ça m’a aidée à trouver la bonne sen­sibilité, le bon équilibre dans mon jeu», note-t-elle.

Outre Papineau et Le Breton, Cent milliards de neurones met en vedette Raymond Cloutier et Rita Lafontaine dans le rôle des grands-parents d’Étienne.

Produit au coût de 3,9 M$, Cent milliards de neurones a pu compter sur la participation financière de Télé­film Canada et de la Sodec. Sa sortie en salle est prévue pour l’an prochain.

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