Getty L’acteur et réalisateur brésilien Selton Mello

Dans le cadre du Festival du film brésilien, le Cinéma du Parc présente The Clown, film représentant le Brésil dans la course aux nominations pour l’Oscar du Meilleur film étranger.

L’acteur et réalisateur brésilien Selton Mello, déjà une grande vedette dans son pays, s’est retrouvé soudainement mondialement connu alors que son second effort en tant que cinéaste, The Clown (O Palhaço en version portugaise), a été sélectionné pour représenter le Brésil dans la catégorie du Meilleur film étranger à la prochaine cérémonie des Oscars.

Mais avec 71 prétendants – le plus grand nombre de l’histoire des Oscars – pour seulement 5 places disponibles dans la compétition, la partie n’est pas gagnée. La première chose à l’agenda de Mello? Maîtriser une langue seconde. «Tout ça est très nouveau pour moi. Je n’ai jamais fait d’entrevues en anglais, dit-il. Allons-y!»

Comment trouvez-vous l’expérience de promotion du film jusqu’à présent?
C’est un grand honneur de représenter mon pays aux Oscars, c’est vrai. Mais une autre vérité, c’est que je ne pensais jamais arriver ici. Quand j’ai tourné ce film, j’y ai mis toute ma passion, toute ma vision de l’art, et tout ce qui en a découlé est une conséquence naturelle de cela. Mais c’est un grand honneur. Je sais que c’est difficile, puisqu’ils doivent choisir 5 finalistes parmi 71 films, mais pourquoi pas? Je crois que c’est un film très touchant, et que c’est sa plus grande qualité, sa plus grande force.

Avez-vous dû faire une recherche exhaustive pour documenter la composition de votre personnage de clown dans ce film?
Il y a deux facettes à ce personnage : Benjamin, le gars derrière le clown, et le clown lui-même. Pour pouvoir le jouer, j’ai retenu les services d’un fantastique clown brésilien qui est devenu une sorte d’entraîneur pour moi et pour l’acteur qui joue mon père. Il nous a beaucoup aidés avec les tours de chapeau et les gags surannés de l’âge d’or du cirque. Ça m’a pris environ un mois de recherche pour être capable de faire le clown dans l’arène.

Vous arrive-t-il encore de vous glisser dans sa peau?
Écoutez, je vais vous dire un truc. Être un clown, c’est extrêmement dur. Ma performance de clown fonctionne grâce au montage, mais si je devais enfiler mon costume maintenant et vous faire rire, ça ne marcherait jamais. (Rires) C’est très difficile, c’est un métier très noble.

Quel genre d’occasions hors du Brésil le succès du film vous permet-il d’espérer?
J’ai une gérante ici qui travaille très fort pour moi. En ce moment, nous sommes fous de joie, parce que nous avons bien plus de choses à mettre dans mon portfolio. Et je dirais même plus : c’est un bon moment pour être un Brésilien dans ce domaine. Je crois qu’on abat les murs entre les pays, et que l’industrie est de plus en plus ouverte au talent étranger. Je pense que c’est un bon moment pour essayer de faire quelque chose aux États-Unis. J’ai une belle carrière au Brésil, mais pourquoi pas?

The Clown
Au Cinéma du Parc
Jeudi à 19 h

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