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Le documentaire Océans: Plongée sous-marine

Après sept ans de production, dont quatre de tournage, Océans se retrouve enfin sur grand écran. Ce documentaire de Disneynature, qui sort en salle aujourd’hui, plonge les spectateurs dans les profondeurs du monde marin, où des mystères leur sont dévoilés. «Le monde sous-marin est tellement peu connu, indi­que le biologiste et cinéaste Jean Lemire, qui assure la narration du film. Toute la vie dans les abysses, on la connaît très peu. Chaque fois qu’on fait des inventaires des fonds sous-marins, on trouve toujours de nouvelles espèces.»

Réalisé par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, Océans présente 80 espèces en l’espace d’une heure et demie, dont la baleine bleue, la raie, le dauphin, la mé­duse, la pieuvre, le poisson-clown et le requin blanc. Même Jean Lemire, qui est un explorateur aguerri, a fait des découvertes. «Il y a des images qu’on n’a jamais vues, ajoute l’explorateur. Il y a des plans de baleines bleues qui ont été faits grâce à un hélicoptère miniature dans lequel une caméra a été placée. Et cet hélicoptère est capable de voler juste au-dessus d’une baleine bleue.»

Pas moralisateur, mais…

De prime abord, le film n’est pas moralisateur, selon Jean Lemire. «Dans le film, il y a une scène où on parle de pollution, mais il n’y a pas de morale, on reste dans la beauté», dit-il. Toutefois, certains propos lancent explicitement des flèches à l’Homme, qui est responsable du réchauffement climatique et qui s’engage dans la conquête de l’espace alors que le monde marin ne demande qu’à être exploré. Résultat : des espèces ont disparu depuis quelques générations. «Ce qu’on voit dans le film était tellement plus abondant autrefois.»

Et la menace de l’Homme plane toujours. «[Par exemple], pour que le krill – le crustacé que mangent les baleines bleues – puisse survivre dans les océans, il a besoin des algues de glace qui poussent sous la glace, rapporte le biologiste. S’il y a moins de glace, il y a moins d’algues de glace, moins de krill et moins de baleines.» Impossible de dire si un film montrant autant d’espèces pourra être refait dans 50 ans. «Ça va être extrêmement difficile de retrouver l’abondance qu’on a dans ce film», concède Jean Lemire.

Océans
En salle dès aujourd’hui

Océans vu par Jean Lemire

Votre découverte du film?
Le labre à tête de mouton. C’est une espèce de poisson chinois.

L’espèce la plus fascinante?

La baleine bleue. C’est une espèce que j’ai étudiée pendant 20 ans. C’est le plus gros animal qui ait jamais existé sur la planète. Elle est filmée d’une façon qui fait en sorte qu’on sent pour la première fois ses dimensions hors normes.

L’espèce dont le film a changé la réputation à vos yeux?
Le requin blanc. Dans une scène finale, un plongeur nage tout en douceur à côté d’un requin blanc. Souvent, il y a un gros plan sur le faciès de ces requins et on est convaincu qu’ils sont terrifiants. Dans les faits, ils nagent simplement avec la gueule ouverte.

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