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James Franco dans 127 Hours: compte à rebours

James Franco joue un alpiniste amateur coincé sous un rocher dans 127 Hours. Signé Danny Boyle, ce film est inspiré d’une histoire vraie. Métro s’est entretenu avec l’acteur américain.

Jouer le rôle d’un randonneur coincé sous un rocher pendant cinq jours a posé plusieurs défis à James Franco, qui incarne Aron Ralston dans le drame biographique 127 Hours, du  réalisateur Danny Boyle. Plusieurs trucs inquiétaient l’acteur… à commencer par son tour de taille. «Il m’a dit que je devrais probablement me mettre au régime, raconte Franco à propos de sa première rencontre avec le cinéaste britannique Danny Boyle. Aron était en grande forme, mais il a aussi perdu 40 lb pendant qu’il était là-bas, principalement en raison du manque d’eau.»

Bien entendu, une perte de poids aussi drastique ne pouvait pas être recréée dans le film. James Franco a donc dû s’efforcer de faire fondre le plus de kilos possible dans les mois qui ont précédé le début du tournage. Et pour reprendre du galon, l’acteur de 32 ans a pu compter sur plusieurs outils précieux. «On a même construit une prothèse qu’on a fini par appeler le « grossisseur », se rappelle-t-il. C’était une sorte de protecteur buccal qui servait à gonfler mes joues pour les premières scènes du film. Et puis, au fur et à mesure que l’état de santé de mon personnage se détériorait, on utilisait de plus petites versions de cet appareil… jusqu’à tant qu’on n’en ait plus du tout besoin.»

Pour représenter le plus fidèlement possible sur pellicule l’enfer enduré par Aron Ralston, l’équipe de 127 Hours se reportait constamment au journal vidéo que le héros a tenu pendant son calvaire. «Quand on regardait les vrais enregistrements, on était toujours étonnés de voir à quel point ils étaient simples, directs, et surtout, cohérents, indique Franco. Pour reproduire ce style, Danny m’a donné beaucoup de latitude et m’a permis de m’éloigner du scénario original.»

Boyle a dû ramener Ja­mes Franco à l’ordre à quelques reprises, compte tenu des liens étroits que Ralston entretenait avec la production. «Certaines scènes sont des verbatims de ce qu’il a dit dans la vraie vie», précise le comédien. Mais en tant qu’acteur, James Franco n’était pas très intéressé à régurgiter mot pour mot tout ce qui a pu sortir de la bouche du miraculé. «Notre but a toujours été d’honorer ce qu’il a vécu, mais on voulait aussi mettre notre touche sur cette histoire, explique-t-il. Bien sûr, les messages vidéo étaient écrits, mais Danny m’a accordé une certaine liberté avec les mots. De temps à autre, quand une phrase m’apparaissait un peu stupide, je lui en faisais part. Des fois, ça marchait, mais d’autres fois, il venait me voir et il me disait : « Eh bien, pour une raison ou une autre, Aron insiste pour que tu dises exactement ce qui est écrit. »»

127 Hours
En salle dès vendredi

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