Cette semaine, on craque pour… L’opéra Werther, Le duo Papineau-Martin, Cathy Gauthier, Nowhere Boy, Mega Python vs Gatoroid, les 24 heures de la BD et la compile d’Alain Bashung.

Et on se désole pour… le grand oublié des Oscars

1. L’opéra Werther

Le jeune poète Werther est amoureux fou de Charlotte, qui a, malheureusement pour lui, promis à sa mère sur son lit de mort qu’elle épouserait Albert. Cet amour impossible tuera Werther à petit feu. Cette épopée tragique, basée sur le célèbre roman de Johann Wolfgang von Goethe, précurseur du romantisme, est superbement rendu dans cet opéra de Jules Massenet. La voix du baryton Phillip Addis, qui donne la réplique à Michèle Losier, est transcendante. Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts jusqu’au 3 février (Rachelle Mc Duff)

2. Le duo Papineau-Martin

La force du film Route 132, de Louis Bélanger, réside dans la performance des deux acteurs principaux. François Papineau incarne un père en deuil de son fils avec tant de talent et de nuances qu’on ressent profondément sa douleur. De son côté, Alexis Martin, dans un rôle qui rappelle celui qu’il tenait dans L’audition, provoque aussi bien le rire que les larmes. Un film à voir en DVD. (Jessica Émond-Ferrat)

3. Cathy Gauthier

Près d’un an après avoir donné le coup d’envoi de sa deuxième tournée, Cathy Gauthier continue de nous «décoiffer». Après avoir vendu 45 000 billets de son spectacle Cathy Gauthier décoiffe, la tornade blonde revient à Montréal, où elle prendra d’assaut la Place des Arts. L’ex-Roxy ne fait certes pas dans la dentelle, mais il serait cruel et franchement malhonnête de réduire son humour à quelques gros mots et à des jokes de cul. Une bonne dose d’irrévérence n’a jamais tué personne! Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, le 5 février (Marc-André Lemieux)

4. Nowhere Boy

Comme Nowhere Boy a été écrit par Matt Greenhalgh, à qui on doit également le scénario de l’excellent Control, on avait bon espoir que ce film sur la jeunesse de John Lennon soit une réussite. Et comme de fait, ce long métrage s’avère brillamment construit, fort intéressant et défendu par des acteurs formidables. Kristen Scott Thomas est fantastique dans le rôle de la tante de Lennon, lui-même incarné par un très convaincant Aaron Johnson. Présentement en DVD (Jessica Émond-Ferrat)

5. Mega Python vs Gatoroid

Deux ex-pop stars des années 1980 (Tiffany et Debbie Gibson), des effets spéciaux risibles, des répliques hyper clichés («You’re going down, bitch!»), du crêpage de chignon et un scénario sans queue ni tête (des alligators géants boostés aux stéroïdes)… Force est d’admettre que la bande-annonce de Mega Python vs Gatoroid obnubile. Et, comble de bonheur, ce made-for-TV movie sera présenté sur les ondes de la chaîne Syfy samedi soir. Irrésistiblement mauvais! (Marc-André Lemieux)

6. Les 24 heures de la BD

Pour une cinquième année consécutive, dans le cadre du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, plus de 400 auteurs de BD de partout dans le monde – et notamment du Québec – ont relevé le défi de réaliser une BD complète en 24 heures. Le thème de cette année? Popeye! On s’est beaucoup amusé à suivre les aventures du marin amateur d’épinards imaginées par des artistes qu’on affectionne… ou qu’on vient de découvrir! Et, bonne nouvelle, les BD sont disponibles en ligne jusqu’en décembre 2011! (Jessica Émond-Ferrat)
7. La compile d’Alain Bashung

Judicieusement intitulé Osez Bashung (un clin d’Å“il à l’un des plus grands tubes du chanteur, Osez Joséphine), ce coffret de deux disques se distingue des best-of habituels en offrant un second CD de reprises. Les fans du défunt rockeur français poser sa voix profonde sur des compositions de Ferré, de Gainsbourg, de Dylan et de Cohen. (Marc-André Lemieux)


 Métro en enfer! Cette semaine, on se désole pour…


Les critiques à l’endroit de Ricky Gervais
Inception a reçu huit nominations aux Oscars plus tôt cette semaine : direction artistique, photographie, effets visuels, mixage sonore, etc. Mais encore une fois, l’Académie a levé le nez sur Christopher Nolan dans la catégorie du Meilleur réalisateur. Comme en 2001, à l’époque de Memento, elle s’est contentée de le citer pour la qualité de son scénario. Qu’est-ce que Hollywood attend pour reconnaître l’immense talent de ce cinéaste? (Marc-André Lemieux)

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