Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums d’Antoine Corriveau, Katie Moore, Zonoscope, Motörhead et Jeanphilip.

Pure poésie
Antoine Corriveau
St-Maurice/Logan (4/5)

Il y a des disques qu’on aime d’emblée, et pas à peu près. Pour son premier album, Antoine Corriveau nous entraîne entre St-Maurice/Logan, titre poétique s’il en est un. En marchant dans ces rues, on s’arrête sur un tas de choses : sa plume supra fine, les arrangements inventifs, la réalisation impec (co-signée par Nicolas Grou), les am­bian­ces pesantes sans l’être trop. Entouré de nombreux colla­­borateurs et musiciens de talent (Alex Nevsky, Christian Gagnon, Pascal Sallafranque…), Antoine livre des chansons qui habi­tent, longtemps. Coup de cÅ“ur solide.
–  Natalia Wysocka

Voix d’ange
Katie Moore
Montebello (4/5)

Mais quelle voix magnifique. Ne serait-ce que pour celle-ci, qui nous rappelle un peu Aimee Mann et Joni Mitchell, on adorerait déjà le Montebello de Katie Moore. Mais on aime également le folk un peu rock aux arrangements étoffés, bien qu’intimistes que nous propose la Montréalaise, qui a travaillé en collaboration avec plusieurs de ses vieux complices (Chilly Gonzales, Socalled…) On ne se lasse pas non plus de ses textes sensibles à l’humour subtil. Bref, le verdict : on est complètement sous le charme de Montebello.
–  Jessica Émond-Ferrat

Simple et bon
Zonoscope
Cut Copy (3,5/5)

Troisième album pour le collectif australien. Le disque s’ouvre efficacement sur le beat de Need You Now. Ce sont ces rythmes originaux qui font la force de Zonoscope. Puisque, pour le reste, le quatuor nous offre peu de surprises, mais ils fait bien les choses. La galette est plus dance-rock qu’électro-pop, ce qui lui assurera sans doute une plus longue durée de vie. C’est sûrement la raison pour laquelle les pièces et le chanteur Dan Whitford nous séduisent davantage à chaque écoute. Where I’m Going, Take Me Over (premier extrait) et Sun God valent l’écoute.
–  Vincent Fortier

Rrrrrrrrrrrrock
Motörhead
The Wörld is Yours (3,5/5)

Certaines choses sont immu­ables. La force tranquille de ce loup solitaire qu’est Lemmy en est une. L’homme à la stache la plus magnifique de toute l’histoire des staches ne prend pas une ride, malgré le temps qui passe. Pour ce 20e dis­­que en carrière, son groupe revient en force, sur étiquette créée spécialement par et pour eux, Motörhead Music. Il y a quelque chose d’émouvant à l’entendre chanter une ode à sa religion, le rock (Rock’n’Roll Music) ou en­voyer ba­lader  une fille sur Bye bye bitch, bye bye. Un DVD live accom­pagne le tout. Fans, courez.
–  Natalia Wysocka

Petit à petit
Jeanphilip
Le bout du monde (3/5)

Avec ses guitares lourdes et ses mélodies accrocheuses, quoiqu’un peu prévisibles, le groupe Jeanphilip fait peu à peu sa place dans l’univers du rock québécois. Sur Le bout du monde, on entend clairement les influences de la formation de Québec – Karkwa, Noir Désir et Radiohead. On sent même un peu de Fred Fortin sur la pièce Envie de rien, peut-être la plus intéressante de l’album. Du côté des textes, Jean Philippe Tanguay ne fait pas dans la prose grandilo­quente. L’écriture est simple et efficace. Le quatuor sera en spectacle le 22 février au Quaie des Brumes
–  Mathieu Horth Gagné

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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