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Ariel: les bêtes de scène

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Une rentrée mont­­réa­laise n’est pas un spectacle comme les autres, affirme Ariel Coulombe. À quoi peut-on s’attendre, donc, du spectacle qu’offrira son groupe, Ariel, vendredi prochain au Club Soda? «On veut déstabiliser les gens, alors… on va jouer assis sur des tabourets des versions acoustiques avec des mandolines et de la cornemuse», lance-t-il à la blague.

C’est que, depuis ses débuts aux Francouvertes 2009, dont il est sorti gagnant, le groupe s’est fait connaître pour ses prestations scéniques particulièrement énergiques. «Après un spectacle, c’est sûr qu’il y en a au moins un de la gang qui saigne, qui a des bleus!?s’exclame Ariel Coulombe. Avant les Francouvertes, notre côté rock était moins défini. J’avais aussi composé du matériel plus atmosphérique, plus tranquille. Mais aux Francouvertes, on ne disposait que d’une demi-heure pour amener les gens dans notre univers. Pour éviter de nous éparpiller, on a choisi de miser sur l’aspect qui nous démarque le plus : l’extravagance et l’énergie de nos spectacles.»

Depuis la sortie, il y a quelques mois, de son premier album, Après le crime, la formation a toutefois su montrer qu’elle se démarquait aussi par ses textes, teintés d’humour noir, de fantaisie et de critique sociale. Mais le chanteur, qui écrit les paroles des pièces, se défend bien d’essayer de passer des messages dans ses pièces. «J’essaie plutôt de faire passer… une boule de poil dans ma gorge comme un chat! compare-t-il. Si des gens se reconnaissent là-dedans, tant mieux, mais la dernière chose que je veux, c’est faire la morale aux gens. Je n’essaie pas d’imposer des idées, mais de faire des portraits, comme des coups de pinceau un peu impressionnistes, pas trop détaillés, que les gens interprètent comme ils veulent.»

Le jeune homme soutient s’inspirer de la négativité pour écrire : «Mais j’essaie de voir ça avec une certaine forme d’humour noir, de ne pas me complaire dans l’émotion négative. Ça fait partie de nous, ce côté obscur, et il faut oser le visiter pour bien se connaître!»

Xavier qui?

Depuis le lancement de son album, Ariel s’est souvent fait comparer à Xavier Caféine et à Malajube. Flatteur ou irritant? Ni l’un ni l’autre, selon Ariel Coulombe. «Ça nous laisse plutôt indifférents, affirme-t-il. Xavier est mon ami, et j’aime bien ce qu’il fait, mais c’est tout. Si c’était vraiment des influences, ça nous dérangerait peut-être, je me demanderais si ça paraît tant que ça que je trippe sur Caféine! Les groupes qui nous ont vraiment inspirés, personne ne les remarque. J’aime ça, parce que ça veut dire que nos références sont bien intégrées!»

Ariel
Au Club Soda
Le 11 février à 20 h

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