Soutenez

Les rencontres fortuites du groupe Folly & The Hunter

Photo: Wren Noble

Le folk céleste de Folly & The Hunter est à l’image du son typiquement «montréalais» qui a fait rayonner la scène locale à l’étranger.

La petite histoire de Folly & The Hunter, c’est d’abord celle de deux projets indie-rock s’étant éteints en même temps. Celui de la Montréalaise Laurie Torres (guitare, piano, banjo, batterie) et du Vancouvérois Nick Vallee (voix et textes), ainsi que le groupe de l’Anglais Christopher Fox (multi-instrumentaliste). Trois artistes nouvellement sans attaches, partageant une même soif de jouer, qui ont vu leur chemins se croiser de façon spontanée dans le melting-pot musical du Mile-End. «On a commencé à jammer dans mon salon, puis dans le studio d’enregistrement de Chris, se souvient Torres. Ç’a été un coup de cœur instantané et partagé de toutes parts!»

Le trio, dont les textures indie-folk envoûtantes ne sont pas sans évoquer Bon Iver, Arcade Fire ou Sigur Rós, reconnaît que ses pièces sont imprégnées d’influences typiquement montréalaises. «Je ne sais pas à quel point on en est conscients, mais c’est sûr que nos influences sont plus locales qu’internationales, souligne Torres. Par exemple, l’harmonium, cet instrument qui s’apparente à l’orgue, nous est tombé entre les mains grâce à un étrange concours de circonstances. Quelqu’un qu’on connaît en avait un, on l’a essayé et on trouvait que ça se prêtait bien à notre signature sonore – comme pour les Barr Brothers ou Leif Vollebekk, pour ne nommer qu’eux.»

[pullquote]

Même si ses percussions, son ensemble à cordes et ses autres instrumentations s’inscrivent dès la première écoute dans cette «scène de quartier», comme la décrit Torres, Folly & The Hunter se distingue notamment grâce à ses compositions aux accents nordiques à et ses mélodies folk contemplatives.

Tragic Care, le deuxième album du groupe lancé le mois dernier, a d’ailleurs vu le jour après une période de revirements personnels plutôt éprouvants qu’ont connus les membres de la famille Folly. «Le titre fait référence au fait de se dévouer à quelque chose – à une relation, par exemple – qui nous est néfaste, lorsqu’on est déjà conscient de la chose. On se donne à fond dans un projet qui est un peu toxique… Même si on n’a pas tous vécu des peines d’amour, Chris, Nick et moi avons tous traversé une période de remise en question. On évoluait un peu dans ce même état d’esprit, et cela a forcément nourri notre création!»

Écoutez un extrait de leur album précédent, Residents:
[protected-iframe id= »93adf891be6d7a797c9519c084f0dbcf-33298947-46877908″ info= »http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/v=2/track=698936142/size=venti/bgcol=FFFFFF/linkcol=4285BB/ » width= »400″ height= »100″ frameborder= »0″ style= »position: relative; display: block; width: 400px; height: 100px; »]

Folly & the Hunter
Au Cabaret du Mile-End
Le 22 mai à 21 h

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.