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Dès aujourd’hui, le Musée McCord présente, en collaboration avec le forum Grimaldi-Monaco, l’exposition Grace Kelly – au-delà de l’icône. Une expo qui explore en photos, en documents d’archives et – surtout – en vêtements les multiples facettes de la vie de la princesse de Monaco, dont Métro vous offre un survol.

L’icône de mode
Si le Musée McCord, dont la mission première est de faire connaître l’histoire de la mode aux Montréalais, s’est d’abord intéressé à Grace Kelly, c’est que l’actrice devenue princesse a toujours été une icône en la matière, rappelle le porte-parole de l’exposition, le designer Jean-Claude Poitras.

«Grace Kelly a toujours été une source d’inspiration pour mon travail. Elle a laissé la beauté en héritage, et le monde a besoin de beauté, confiait-il hier en conférence de presse. Elle est demeurée fidèle à son style; elle était constamment en mode séduction et non provocation.»

«Elle avait un style insaisissable, très simple, ajoute Cynthia Cooper, conservatrice Costume et textiles au Musée McCord. Elle n’avait pas souvent recours aux artifices et faisait elle-même ses coiffures et manucures.»

L’exposition compte une quarantaine de robes de créateurs mythiques tels que Chanel, Dior et Saint Laurent, et des accessoires comme le fameux sac «Kelly» d’Hermès.

Exposition-Grace-Kelly-D-Beaumont
(Denis Beaumont/Métro)

La princesse
Quand on pense «belles robes», on pense bien souvent «princesse», et justement, en 1956, la vedette hollywoodienne a quitté la vie d’actrice pour épouser le prince Rainier III de Monaco.

«Ç’a été le coup de foudre entre eux, raconte Jean-Claude Poitras. Il s’est à peine écoulé un an entre leur première rencontre – qui n’a duré qu’une demi-heure! – et l’annonce de leurs fiançailles. C’était un choix parfait parce que Grace ne voulait pas d’un Mr. Kelly, de quelqu’un à qui elle aurait porté ombrage.»

Encore une fois, de nombreuses robes viennent illustrer la vie royale de la princesse, qui prenait ce rôle très à cœur et s’était faite l’ambassadrice de plusieurs causes, dont celles des enfants malades, de la Croix-Rouge… et des arts, bien entendu.

La vedette de cinéma
On le sait, avant d’être princesse, Grace Kelly était actrice – elle avait d’ailleurs été élue «célébrité favorite des Montréalais» en 1955, année où elle a reçu l’Oscar de la meilleure actrice pour le film Country Girl. Dans l’exposition, on peut d’ailleurs voir un extrait vidéo montrant ce moment – et la robe qu’elle portait ce soir-là –, de même que des moments choisis de ses trois films en un an avec Alfred Hitchock.

La femme, la mère, l’amie
Princesse de Monaco ou pas, l’exposition nous apprend à quel point Grace Kelly est demeurée fidèle à ses amis et à sa famille, même une fois déménagée en Europe. À titre de preuve : en plus de la correspondance entre elle et celui qui deviendrait son époux, on trouve des lettres de Cary Grant, de Bing Cosby et d’Alfred Hitchock, pour ne nommer que ceux-là.

Et qu’en est-il de sa fidélité en matière de mode? «Elle est toujours demeurée très fidèle à sa costumière, affirme Jean-Claude Poitras. Elle s’amusait aussi à porter et à reporter ses vêtements, plutôt que de n’en faire que des robes d’une occasion. Une fois en France, elle s’est tournée vers les designers français bien sûr, mais elle n’était pas la femme d’un seul couturier. Elle aimait en encourager le plus grand nombre possible.»

De Philadelphie à Monaco : Grace Kelly – au-delà de l’icône
Au Musée McCord
Jusqu’au 6 octobre

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