Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de About:, Explosions in the Sky, Disclosure, Compay Segundo, Court Yard Hounds et Véronique Labbé.

À surveiller
About:
Nirodha
Note: note critiques cd 4sur5

Ils disent faire de la psyché-pop Lo-Fi. Difficile de trouver meilleure description. Fondée par un duo féminin puissant, la formation montréalaise About: fait des merveilles avec son ecclectisme enlevant. Troisième EP d’une série de quatre, Nirodha continue de nous surprendre avec des symphonies électroniques enveloppantes, où les voix résonnent avec une force et une arrogance qu’on pourrait associer à l’irrévérencieuse Betty Bonifassi. L’électro crée des ambiances cinématographiques à la Pawa Up First tout en laissant poindre des sonorités plus organiques et accoustiques. À surveiller de très près.
– Émilie Bergeron

Voyage tranquille
Explosions in the Sky & David Wingo
Prince Avalanche: OST
Note: note critiques cd 4sur5

Il s’agit de la deuxième bande sonore (après celle de Friday Night Lights) et du huitième CD pour EITS. Prince Avalanche dégage une ambiance douce, plus aérée que ce à quoi nous a habitués le groupe, mais les morceaux sont toujours aussi mélodiques. La batterie, quant à elle, est presque absente, à l’exception des derniers extraits, le climax de l’album. Ce nouveau CD privilégie le piano et les instruments à vent, ce qui n’est pas sans rappeler parfois le style de Yann Thiersen, comme dans la chanson thème. Et puis, il y a Alone Time, qui est divinement envoûtante. Le groupe sera à Osheaga le 3 août sur la Scène Verte Sennheiser.
– Josie Desmarais

Oh, brohim!
Disclosure
Settle
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Beaucoup de bien a été dit de ce premier album de Disclosure, duo formé de jeunes British qui maîtrisent la house comme pas deux. Et c’est pourquoi, sans forcément être totalement renversée, on se joint au concert de bons mots. Il n’y a pas à dire : les mecs aux commandes de Disclosure, Guy et Howard Lawrence, connaissent, pardon, leur «shit». Vous en doutez? Écoutez F For You, tube frais, impeccablement construit. Alors? Du reste, tout le disque se tient. Après une intro faite de prédications, l’épopée démarre en lion avec When A Fire Starts to Burn. Parmi la horde d’invités qui prêtent leur voix au tout, notons Ed Macfarlane, chanteur des Friendly Fires, qui apporte sa touche si singulière à Defeated No More. Ça va bouger à Osheaga, ça.
– Natalia Wysocka

Belle vieillesse
Compay Segundo
Guantanamera – The Essential Album
Note: note critiques CD 3sur5

Le chanteur et guitariste cubain Compay Segundo, Francisco Repilado de son vrai nom, est décédé en 2003 à l’âge de 95 ans. Cette nouvelle compilation de Rhino propose des extraits de ses albums parus entre 1996 et 2004, les années où il a connu un succès international. Il faut dire qu’il roulait sa bosse bien avant le Buena Vista Social Club (1997) qui l’a révélé au monde entier. En écoutant ces enregistrements, on se dit : quelle vie quand même, de connaître une telle renommée après avoir fêté ses 80 ans. Ce n’est pas l’expérience qui lui manquait. On est bien loin de Justin Bieber…
– Eric Aussant

Un son familier
Court Yard Hounds
Amelita
Note: note critiques CD 3sur5

Les deux sœurs Emily Robison et Martie Maguire ne voyaient plus le moment où leur groupe bien connu Dixie Chicks – qu’elles forment avec Natalie Maines – allait reprendre du service. Sept ans après Taking the Long Way paraît ce CD tout plein de charme et de sincérité. Il faut dire que les sœurs ont pris le temps de le préparer, loin des projecteurs et des attentes, gardant secret leur travail jusqu’à son lancement. Le son du duo est beaucoup plus adulte, plus country-pop que le country-rock des Chicks. Il devrait plaire ici. Il y a bien des chanteurs québécois qui ont ce même son…
– Eric Aussant

Country pur laine
Véronique Labbé
Entre ses murs
Note: note critiques cd 2.5sur5

Les adeptes de country seront servis. Sinon, on repassera pour l’accessibilité. Véronique Labbé a pourtant été couronnée à maintes reprises depuis ses débuts. Elle s’est notamment retrouvée en 37e position du palmarès BDS pour sa reprise de Tout s’arrête de Bonni Tyler. Ses compositions sont toutefois moins intéressantes. Si elle a littéralement grandi dans le monde du country, elle ne réussit pas à transmettre sa passion pour le genre. Du thème de la rupture à celui de l’amour fou, sa voix va un peu partout, mais ne nous emmène nulle part. L’artiste assume entièrement son genre, ce qui est louable, mais elle ne réussit pas à convaincre ceux qui n’ont pas grandi dans la culture country.
– Émilie Bergeron

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