Collaboration spéciale Caravan Palace

Caravan Palace livre Panic, un nouveau chapitre à la fois rétro, futuriste, jazz, swing et électro. Inspirée par l’esthétique des films de science-fiction des années 1930, 40 et 50, comme King Kong ou La Guerre des mondes, la bande de Caravan Palace – qui a connu un retentissant succès avec son premier album éponyme – livre trois ans plus tard ce nouvel opus plus sophistiqué, mais toujours aussi inspiré. Discussion avec le guitariste Arnaud Vial.

Votre album s’appelle Panic. Qu’est-ce qui fait paniquer Caravan Palace, la perspective d’une reconduction de Sarkozy à la présidence?
(Rires). Celle-là, on nous la pose assez souvent et nous ne l’avions pas prévue! En réalité, on cherchait des noms pour l’album et on a trouvé que celui-ci convenait bien, parce qu’il est aussi français qu’anglophone. Du coup, il nous permettait de développer un style qui pouvait être en rapport avec les robots, les soucoupes volantes, etc. Maintenant, avec le recul, on pense avoir une réponse : inconsciemment, ce nouvel album est toujours plus difficile que le premier.

Vous avez mis trois ans à le sortir. Panne d’inspiration?
Non, mais comme nous avons donné beaucoup de concerts, nous n’arrivions pas à trouver du temps pour composer, sauf par-ci par-là dans le bus. Cela dit, l’album est terminé depuis presque un an déjà, mais la maison de disques a décidé de repousser sa sortie.

Vous avez donc résisté, même bourrés un soir de fête, à mettre des pièces en ligne.

(Rires). Oui, nous n’avons pas fait trop de conneries. Mais nous avons quand même sorti un EP (mini album) en septembre, histoire de faire patienter le public et de montrer aux gens où nous en étions.

D’autant plus que votre démarche est aujourd’hui plus sophistiquée, musicalement, que sur le premier album.
Sur le premier, nous étions très axés sur la house music et tous les morceaux étaient très dansants. Or, à force d’écouter du swing, on s’est rendu compte qu’il y avait une majorité de morceaux plus mélancoliques aux arrangements plus riches et pas forcément très dansants. Du coup, on s’est dit qu’on avait déjà donné dans le côté festif. Cette fois-ci, c’est plus middle tempo. Tout y est mieux organisé. Il y a énormément de sons, qui ont chacun leur place. On trouvait que le premier album, même s’il était très sympa, était parfois un peu bordélique.

Cette sophistication ne sera-t-elle pas difficile à reproduire sur scène?
C’est plus difficile, en effet. D’autant plus que le public vient souvent pour faire la fête. Du coup, soit on réarrange les morceaux, soit on propose un set avec des moments où il y plus de reliefs et d’autres, tirés du nouvel album, un petit peu plus calme avec davantage de subtilité, pour ensuite redevenir plus festifs. Cela permet d’offrir un concert qui est moins à fond sur la pédale tout le temps.

Panic
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