Née en France en 1965, Isabelle Baez vit à Montréal depuis près de 20 ans. Elle est chargée de cours à l’UQAM où elle enseigne la rédaction et la culture québécoise. Elle collabore au journal satirique Le Couac. Maté, son premier roman, raconte l’histoire de Mali, qui cherche Nina, qui cherche à changer le monde.

Mali revient à Montréal pour des vacances. Elle apprend que son amie Nina Esturiez, qui travaille dans l’humanitaire, a été kidnappée en Afghanistan. Mali se lance sur la piste de Nina, dans un Kaboul qui se relève à peine de la guerre.
 
Quel est votre livre de chevet en ce moment?
Je lis deux livres en parallèle : George Orwell, de la guerre civile espagnole à 1984, de Louis Gill, et Les derniers jours de Smokey Nelson, de Catherine Mavrikakis.

Que faites-vous quand vous n’écrivez pas?
J’enseigne, je pense à ce que je vais écrire, je lis ou je regarde des films. J’aime presque autant le cinéma que la littérature. Le reste du temps est consacré à ma famille, à mes amis, aux sports de plein air.

Qui sont vos auteurs étrangers préférés?
La littérature américaine a longtemps été ma préférée, avec des auteurs aussi différents que Paul Auster et Flannery O’Connor. Du côté des Français, j’aimais beaucoup Philippe Djian. Aujourd’hui, je dirais Annie Ernaux, que j’ai découverte récemment.

Quel est le livre que vous avez le plus aimé?

C’est une question difficile. Plusieurs livres m’ont bouleversée, ont marqué mon imaginaire, mon rapport à l’écriture. Je vais tricher, avec deux ex æquo : Trilogie new-yorkaise, de Paul Auster, et Bartleby, une nouvelle de Melville.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire?
Petite, je dévorais tout ce qui me tombait sous la main. Les livres m’ont permis d’entrevoir d’autres mondes. Dès que j’ai compris qu’écrire pouvait me procurer la même échappée du réel que la lecture, je n’ai plus arrêté d’écrire.

Qui sont vos auteurs québécois et/ou canadiens préférés?

René Lapierre, Serge Lamothe, Ying Chen et Raymond Bock.

Vous glissez-vous dans la peau de vos personnages?

Non, mais ils ne me lâchent pas pour autant. Ils deviennent, au fil de l’écriture, aussi réels que mes meilleurs amis. C’est comme si je pouvais tout à coup recevoir un courriel de Maté, Mali, Nina et les autres.

Quelles sont vos routines d’écriture?
Tout se joue le matin. Je commence à écrire assez tôt, dès que mon fils est parti pour l’école, avant même de m’habiller. Une fois que je suis lancée, je peux prendre une pause, boire un café et revenir au texte un peu plus tard. Le premier jet se fait à la maison, mais j’aime relire à l’extérieur, dans une bibliothèque ou un parc.


Maté
Le Quartanier

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