Sony Greta Gerwig et Adam Brody dans Damsels in Distress

Ça fait peut-être cinq ans que Seth Cohen a rangé son sarcasme légendaire pour de bon, et peu de gens pourraient nommer un film ayant mis en vedette l’acteur fétiche de la télésérie The O.C., Adam Brody. Malgré les Thank You for Smoking et Mr. & Mrs. Smith, Brody cherche toujours à se tailler une place au grand écran.

Avec cinq films prévus en salle d’ici la fin de l’année, 2012 sera-t-elle finalement l’année de la consécration pour cet acteur de 32 ans? En plus d’incarner la vedette du porno des années 1970 Harry Reems dans le très attendu drame biographique Lovelace, on le verra dans un autre film ayant retenu l’attention du circuit festivalier, le rigolo et subversif Damsels in Distress, qui prend finalement l’affiche.

Whit Stillman, réalisateur culte affectionnant particulièrement les déboires de yuppies (The Last Days of Disco, Metropolitan), nous propose après 13 (trop) longues années d’absence le récit de trois collégiennes qui bouleversent les mœurs étudiantes en soutenant à leur façon leurs pairs en détresse – avec leçons d’hygiène, beignes et thérapies dansantes. Brody prête ses traits à un tombeur plutôt mystérieux qui se lie vite d’amitié avec plus d’une fille… Entretien avec le très sympathique Brody au Festival du film de Toronto l’automne dernier.

Qu’est-ce qui vous attirait le plus dans Damsels in Distress?
Whit Stillman! Avant même de considérer un rôle, c’est le film dans son ensemble et son réalisateur qui retiennent mon attention. Le scénario de Stillman est si riche, intelligent et drôle. Il crée un langage propre aux personnages. Travailler avec lui s’apparente plus à monter une pièce de théâtre. Pour un acteur, c’est le meilleur des deux mondes.

Diriez-vous qu’il s’agit d’un Clueless pour une nouvelle génération?
Je dirais que ça se rapproche plus de Jane Austen. C’est ce que j’adore du film : il est difficile de trouver un point de comparaison, parce que le scénario est unique. J’ignore si le film jouira d’un succès aussi considérable que Clueless, mais je crois qu’il fera l’objet
d’un véritable culte auprès d’un certain public.

Votre personnage de Seth Cohen, charmant nerd carburant à l’autodérision, a-t-il selon vous ouvert la voie à une prolifération de personnages de geek?
Il faut se rendre à l’évidence : c’est Woody Allen qui l’a fait en premier! Il a longtemps été coureur de jupons, et était à l’époque considéré comme le geek par excellence! Ses films des années 1970 étaient d’ailleurs très pervers! Je crois plutôt avoir été au bon endroit, au bon moment. Ce n’est certainement pas moi qui ai été à l’origine de ce phénomène. Mais comme pour la musique indépendante, The O.C. a été l’une des premières émissions à mettre de l’avant des chansons de bands moins connus. Même si je n’ai rien créé, j’ai une certaine fierté. Je suis content d’être passé par là.

Vous avez déjà dit vouloir vous consacrer à la réalisation. Comment progressent les choses de ce côté?
Disons… tranquillement! Je ne voudrais pas faire quelque chose n’importe comment. Même s’il s’agissait d’un budget modeste, on parlerait quand même de dépenser les deux millions de quelqu’un… C’est une responsabilité que je ne prendrais pas à la légère. Je suis quand même certain d’être plus doué comme acteur que comme réalisateur ou scénariste. Mais si j’avais la possibilité de me réincarner, je préférerais être réalisateur… Ça me semble de loin le boulot le plus passionnant!

Damsels in Distress
En salle dès vendredi

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!