TORONTO – Alan Doyle se souvient clairement de la fois où il a, pour la première fois, tenu un album de Great Big Sea dans ses mains.

C’était le 2 août 1993 et il se trouvait devant la maison qu’il louait à Saint-Jean, Terre-Neuve.

La famille Doyle était, dit-il, «légendaire» dans sa ville natale de Pretty Harbour, mais elle se produisait dans des mariages, des fêtes, des soirées. Elle n’avait pas d’album, et Doyle ne croyait pas que cela pouvait lui arriver un jour.

Près de 19 ans plus tard, Great Big Sea a lancé 11 albums depuis son premier, et Doyle a rarement ressenti la même excitation que ce jour de 1993.

Il a cependant pu revisiter cette émotion cette semaine, lorsque son premier album solo, «Boy on Bridge», a été lancé.

Lorsqu’on lui a demandé comment il s’est senti lorsqu’il a enfin vu son propre nom sur la pochette de l’album, Doyle a sorti son iPhone et fièrement montré une photo prise la première fois où il a tenu le disque dans ses mains. Son large sourire dit tout.

«Regardez ça, j’ai mon propre album», s’est-il émerveillé, en entrevue à Toronto. «Je suis conscient que ça ne devrait pas me toucher autant, mais je n’y peux rien. Je suis toujours aussi excité.»

C’est d’ailleurs ce qui a motivé Doyle à lancer son premier album solo: ce vétéran de la musique n’a que rarement l’occasion de faire quelque chose pour la première fois.

«De plusieurs façon, cet album est un album de premières», a-t-il expliqué.

Doyle affirme que son expérience en solo n’aura aucun impact sur l’avenir du groupe, qui célébrera l’an prochain son 20e anniversaire.

«Nous nous appuyons dans nos vies musicales et artistiques, a-t-il confié. Nous n’avons pas formé Great Big Sea pour avoir la chanson la plus populaire de l’été (…) Nous avons formé Great Big Sea pour jouer de la musique toute notre vie, et cela est toujours vrai.»

«C’est ce que nous voulons tous, faire ce métier à 23 ans et toujours le faire à 63 ans.»

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