Getty M. Night Shyamalan

M. Night Shyamalan se tourne vers le petit écran avec Wayward Pines, une série en 10 épisodes mettant en vedette Matt Dillon, adaptée des étranges romans de Blake Crouch. Métro a parlé avec le réalisateur de The Sixth Sense.

Pourquoi une série télévisée?
Ça fait longtemps que je veux tourner une série télé. L’histoire qu’a écrite Blake Crouch est incroyable, et avec un film, il faut répondre rapidement aux questions, alors que la télévision permet de faire durer le suspense. Ça m’a donné l’occasion de montrer les personnages dans la première partie, pour que le public puisse se familiariser avec eux. Vous avez remarqué que tout le monde parle des séries télévisées, aujourd’hui? Elles rendent accro. Par exemple, il n’y a pas tant de gens que ça qui regardent Mad Men, mais tout le pays en parle. Et les gens s’abonnent à AMC parce qu’ils ont entendu dire que Mad Men était génial. Les gens de HBO ont été les premiers à s’en rendre compte: il faut créer un écho favorable. Et cet écho, on le crée dès la première partie.

Qu’est-ce qui vous a attiré dans Wayward Pines?
Il y a un équilibre entre le mystère dont Blake Crouch parsème son œuvre et l’humour, qui rappelle celui de David Lynch. Et ultimement, la réponse est terre-à-terre, provocatrice, c’est une grande idée aux implications morales. J’ai adoré. J’ai choisi Matt Dillon pour jouer le personnage principal parce qu’il me rappelle John Travolta. Je voulais prendre son statut d’icône et le réduire en poussière. Et je voulais quelqu’un qu’on n’avait pas vu à la télévision avant. Et Matt peut jouer cet humour à la Lynch à merveille.

Parlant de David Lynch, il a refusé de réaliser la troisième saison de Twin Peaks. Peut-être craint-il Wayward Pines?
Oh non! (Rires) David Lynch n’a peur de rien! (Rires) Et il n’a rien à craindre. Pour moi, David Lynch est un dieu. Quand j’écris un scénario, j’ai deux Blu-ray sur mon bureau. L’un est Blue Velvet de David Lynch. L’autre est Tie Me Up! Tie Me Down! de Pedro Almodóvar. Il y a une énorme différence entre Wayward Pines et les films de David Lynch. Ses films représentent sa façon de voir le monde. Dans Wayward Pines, les personnages agissent comme s’ils étaient dans un film de Lynch. Mais il y a une raison, c’est ça l’idée. (Rires)

«Une chose que j’ai apprise, c’est qu’on ne devrait jamais avoir un objectif précis, il faut simplement vivre le moment présent.» – M. Night Shyamalan, quand on lui demande si Wayward Pines sera le début d’une plus longue aventure télévisuelle

Cette idée de personnages dans un monde factice, vous l’avez déjà explorée – dans The Village, par exemple…
Le concept de Wayward Pines est tout à fait en lien avec l’idée de ces films. Mais c’est l’histoire de Blake et non la mienne. Alors, c’était à la fois plus facile, parce que je pouvais être plus objectif et observateur, et plus difficile au montage: normalement, tout est comme je l’avais prévu, alors qu’ici, certains détails m’avaient échappé au tournage. Tout ça a eu un effet sur la façon dont j’ai réalisé mon prochain film, The Visit. Il y a beaucoup d’humour dans celui-là. C’est l’histoire de deux jeunes qui vont visiter leurs grands-parents, mais dont le voyage ne va pas très bien. (Rires) C’est un film très bizarre.

Wayward Pines
À City et à Fox
Le jeudi à 21h

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