collaboration spéciale Public Image Ltd (PIL) sera en spectacle au Cabaret La Tulipe le 14 novembre prochain.

À l’occasion de la sortie du 10e album de son mythique groupe PIL, nous avons décidé de téléphoner à John Lydon – le Johnny Rotten des Sex Pistols! –, qui n’a rien perdu de son franc-parler.

Votre nouveau disque s’intitule What the World Needs Now. De quoi le monde a-t-il besoin aujourd’hui, selon vous?
Je recherche la transparence chez les êtres humains. Ça commence par une invitation faite à chacun à se débarrasser du monde de secrets et de mensonges dans lequel les politiciens nous ont entraînés. Sans oublier bien sûr les menteurs les plus dangereux, les institutions religieuses… Mais cet album en est un d’espoir. Il fait le tour de la vie, donc des hauts, des bas, du positif, du négatif, des émotions, des tourmentes qu’on traverse parfois.

Musicalement, What the World Needs Now semble être dans la même lignée que votre précédent, This Is PIL. Vous avez travaillé avec les mêmes musiciens, ce qui est une première pour vous. Et je crois que l’album a été largement improvisé et enregistré live en studio…
Nous sommes un band qui utilise d’abord ses oreilles, avant ses instruments. Si nous aimons l’acoustique naturelle, de belles choses en sortiront. Et ce fut le cas dans ce studio, où le plaisir de jouer a été immense.

«Tout comme nous sommes tous capables d’être des trous-du-cul, nous sommes tous capables d’être joyeux et merveilleux et créatifs et beaux et brillants. Mais peu d’entre nous y parviennent. Moi, je suis un work-in-progress! Comme un bon vin qui prend de la maturité avec l’âge. Mais je ne perdrai jamais la rage que j’éprouve devant l’oppression ou tout ce qui prive les gens de quoi que ce soit.» – John Lydon

C’est votre second disque depuis votre retour en 2012, après un hiatus de 20 ans. Cet album-ci a-t-il été plus facile à créer que le précédent? Les attentes des fans comme du label n’étaient plus aussi élevées…
Oui, toutes ces choses peuvent être lourdes à porter. Les phobies et les peurs du monde extérieur n’ont pas leur place dans notre labo de travail, où la chimie est très, très bonne. Je crois que c’est ce que j’ai voulu toute ma vie: un environnement de travail sain. J’ai connu certaines expériences dans le passé… Mettons que j’ai dû endurer les aléas de la nature humaine.

Comment avez-vous fait?
Dans mon premier groupe, les Pistols, j’ai suscité de l’animosité dès le jour 1. Mais j’ai appris à l’endurer. Je suis très bon pour me battre pour ce que je veux. Et je crois que rien ne viendra à bout de mon intégrité. Je peux travailler dans un environnement rempli de haine et créer malgré tout des choses positives.

Vous qui avez 59 ans, sentez-vous qu’on se calme en vieillissant?
Me calmer? J’ai appris à me contenir! (rires) Ce n’est pas assez? Je dirais que sur le plan émotif, je suis en constante ébullition! Ma tête n’arrête jamais, j’ai toujours des idées qui tournent et qui ont besoin de sortir, et la musique sert à ça.

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