Kevin Winter Jay Baruchel

L’attachant acteur montréalais Jay Baruchel n’aurait pu imaginer plaisir plus grand que de participer à Cosmopolis, le dernier-né de David Cronenberg.

Il paraît que vous êtes un vrai maniaque de Videodrome?
Oh mon Dieu! Tellement! C’est un des mes films préférés! Et ce, depuis que je l’ai vu pour la première fois, à 13 ans! Mais je les aime tous, ses films! Scanners, Eastern Promises… peu importe! Cet homme n’a fait que des chefs-d’œuvre!

Travailler avec David Cronenberg, c’est donc un fantasme devenu réalité?
Oh! Si vous saviez! Les mots me manquent pour dire à quel point! En tant que mec qui rêve de réaliser des films d’horreur au Canada pour le restant de ses jours, il n’y a pas de plus grande source d’inspiration ou d’idole que lui. Alors, prendre part à ce tournage a été pour moi une décision facile. J’étais à New York avec ma fiancée [l’actrice Alison Pill], lorsqu’on m’a appelé pour me dire qu’il y avait une possibilité de passer deux jours de tournage pour le nouveau film de Cronenberg et me demander si… Je les ai tout de suite interrompus pour dire : «Oui!». Ils m’ont demandé : «Tu es sûr? Peut-être tu ferais mieux de lire le scénario avant.» J’ai répondu que, même si mon boulot consistait à aller chercher les vêtements de David chez le nettoyeur, bordel, j’étais partant!

Quand vous dites «un mec qui rêve de réaliser des films d’horreur au Canada pour le restant de ses jours », vous parlez de vous-même?
Oui, tout à fait! Pour moi, être un acteur, c’est un moyen pour arriver à une fin. Mon amour des films est plus grand que mon amour du jeu. Je ne veux rien enlever à ce métier, c’est super, mais ce n’est pas ma raison d’être. Moi, tous les soirs quand je me couche et tous les matins quand je me lève, la première chose à laquelle je pense, c’est à des films d’action de fou ou à des films d’horreur disjonctés. C’est pour cela que Cronenberg m’inspire tant. Il a fait pour Toronto ce que Woody Allen a fait pour New York et ce que Fellini a fait pour Rome et ce que Peter Jackson a fait pour Auckland. Le patriote en moi ne peut faire autrement qu’être fier de ce qu’il fait pour nous!

C’est un peu ce que vous rêvez de faire pour Montréal, non?
Oui! C’est mon but ultime! Selon moi, il n’y a aucune raison pour laquelle les meilleurs artistes ne viendraient pas à Montréal. C’est la meilleure ville du monde!

Dans Cosmopolis, il y a ces scènes puissantes de manifestation, qui semblent très d’actualité pour nous, Montréalais…

Définitivement! C’est très étrange. Beaucoup de gens m’ont également fait remarquer que Le Trotski était annonciateur de ce qui se passe au Québec depuis quelques mois. J’avoue que j’ai des opinions mixtes par rapport à tout ce qui se passe présentement, mais je peux dire que manifester, c’est inscrit dans l’ADN québécois. C’est une part de ce qu’on est, une part de ce qui nous rend si spéciaux. Après tout, on fait des émeutes quand on fait la première ronde des séries! Alors, quand les choses nous enragent pour vrai, ce n’est pas étonnant qu’on descende dans les rues.

Dans le film, le personnage de Robert Pattinson déclare au vôtre : «Je suis un citoyen du monde avec une paire de couilles new-yorkaises.» Diriez-vous que, vous, vous êtes «un citoyen du monde avec une paire de couilles de NDG»?

Mets-en! (Rires) Je ne suis peut-être pas un citoyen du monde, ça, je le laisse à d’autres que moi, mais c’est clair que j’ai une paire de couilles de NDG. À 100 %!

Est-ce que donner la réplique à Robert Pattinson, vous a poussé à soutenir l’équipe d’Edward plutôt que celle de Jacob?
Il n’y a jamais eu de concours! J’ai soutenu Edward depuis le début! (Rires) Non, sérieusement, c’est lui que j’ai rencontré et il a été très sympa avec moi. Je suis un homme impartial, mais par défaut, je soutiens désormais l’équipe d’Edward.

En voyant Cosmopolis, qu’avez-vous pensé?
Je dois vous avouer que je ne l’ai pas encore vu! Je suis même plutôt surpris d’être encore dedans! J’étais convaincu qu’on me couperait au montage.

Vraiment?
Oui! Il y a tout plein d’acteurs bien plus célèbres que moi, dans cette œuvre! J’étais sûr que ce serait donc un film sans Baruchel!

Pourtant, vous êtes le premier à rentrer dans la limousine du personnage joué par Pattinson.
C’est vrai? Génial! C’est ce qu’on m’avait promis. Je suis ravi que ce soit toujours le cas! (Rires)

Cosmopolis
En salle dès vendredi

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