Chantal Levesque/Métro «Millésimes? C’est né sur un coup de tête!» confie le bassiste et chanteur du groupe, Éric Proulx.

Trame sonore des seventies, la musique prog et le folk ont marqué à jamais la génération boumeur et tout un pan de la X. Le trio Millésimes entend faire revivre ce courant, pour le plus grand bonheur des nostalgiques et de ceux qui découvrent cet univers foisonnant.

Formé de l’ancien claviériste du groupe culte Harmonium, Serge Locat, du guitariste et flûtiste Réjean Arsenault, ainsi que du bassiste et chanteur Éric Proulx, Millésimes consacre en concert une bonne vingtaine de minutes aux classiques d’Harmonium, un groupe dont on parle beaucoup ces temps-ci en raison, notamment, des Fioritudes, l’hommage à Serge Fiori.

En plus des morceaux classiques de la formation québécoise qu’interprète le trio, le spectacle revisite ce courant musical avec des pièces de Genesis, de King Crimson, de Jethro Tull, de David Bowie, des Beatles et de Led Zeppelin, entre autres. «Millésimes? C’est né sur un coup de tête. En 2013, j’ai découvert qui était Serge Locat grâce à la bio sur Fiori. Je l’ai contacté sur Facebook, et nous sommes rapidement devenus des amis virtuels. Puis, je lui ai envoyé une vidéo de mon groupe Câline de band, et tout s’est enchaîné», se souvient Éric Proulx, cadet de 21 ans de son complice dont il a découvert la musique, ainsi que celle des autres grands groupes de l’époque, grâce à son frère aîné.

Après une première soirée épicurienne avec Serge Locat, Éric a une idée lumineuse sur le chemin du retour : pourquoi ne pas créer un duo?

«Le moment le plus fort de notre spectacle, selon la réaction du public, je dirais que c’est lorsque nous jouons L’exil, d’Harmonium. On finit la première partie avec ça, et ça décoiffe les gens!» -Éric Proulx, du trio Millésimes, précisant au passage que Serge Locat, l’ancien claviériste d’Harmonium, y insère les fameuses notes de mellotron

Trop content de renouer avec sa passion, Serge accepte rapidement la proposition, mais très vite les deux musiciens s’aperçoivent qu’il leur manque une couleur musicale. Et hop, le flutiste, guitariste et choriste Réjean Arsenault, considéré comme une encyclopédie vivante de la musique progressive, est contacté par Proulx.

Après un concert plus ou moins clandestin devant une douzaine de personnes et un chien qui reniflait l’entrejambe du chanteur dans un sous-sol de Saint-Jérôme, le nouveau trio entreprend des tournées dans de petites salles en région. Et voilà qu’il débarque à Montréal. «On a adapté les chansons à notre formation en trio. On a commencé par ne pas utiliser les drums ni les bandes préenregistrées, sauf pour une pièce. On a adouci certains morceaux et on s’amuse avec les arrangements», explique Serge Locat, dont le plus beau moment en carrière demeure la tournée qui a suivi la parution de l’album L’Heptade, lancé le 15 novembre 1976, c’est-à-dire le jour de l’élection du premier gouvernement péquiste de l’histoire du Québec. Vous avez dit nostalgie?

Millésimes
Au Medley Simple Malt  (6206, rue Saint-Hubert)
Samedi à 20 h

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