Julien Fougère\Collaboration spéciale «J’aimerais ça, éventuellement, faire un projet en français!» raconte Steve Hill, qui, pour l’instant, tourne avec ses Solo Recordings Vol. 3.

Le guitariste de blues Steve Hill poursuit son aventure solo en tant qu’homme-orchestre en présentant Solo Recordings Vol. 3. Jouant batterie, guitare, harmonica, cymbales, en plus de chanter, il impressionne par ses prouesses musicales teintées de blues et de rock. Entrevue avec le one man band.

Est-ce que Solo Recordings Vol. 3 est une suite des volumes 1 et 2?
Chaque album est différent des précédents, ce n’est pas une suite. Même si le titre des albums, c’est 1, 2, 3, il y a tout de même 175 spectacles entre chacun des albums. Sur le volume 1, c’était plus rudimentaire, je n’avais pas autant d’équipement. Là, j’ai un kit de batterie complet, de la basse, j’ai modifié mes guitares.

Combien de temps passez-vous à travailler sur un album?
Sur celui-là, j’ai été un an à travailler dessus. Dès que je n’étais pas en spectacle, j’essayais des versions différentes des chansons. Quand j’ai été prêt, j’ai enregistré cet album en cinq jours! Il y avait un an et demi de travail là-dedans. Pour moi, tout est dans la préparation.

En tant qu’homme-orchestre, vous devez enregistrer plusieurs instruments en même temps, en plus de la voix. Comment procédez-vous en studio?
Quand je fais un album, je le joue tout en même temps, seul. Ce qui n’a pas été fait en même temps, c’est la voix (sur six chansons) parce que j’ai eu un accident avant de rentrer en studio; je me suis fêlé une côte! Je me suis donc permis de prendre ça plus relax. Et puis, il faut bien que je le fasse en studio pour être capable de le faire en show! Être un homme-orchestre et enregistrer tes chansons un instrument à la fois, ça ne marche pas!

«Être un homme-orchestre, c’est épuisant, c’est un entraînement. Je finis mon show et je suis tout trempe! C’est fantastique pour le cardio. C’est de la musique, mais c’est aussi du sport!» -Steve Hill

Même si plusieurs chansons sont très rock, on sent toujours votre touche personnelle de blues. Pourquoi revenez-vous toujours à ce style musical?
Mon cœur est blues. Quand je joue, c’est ça qui sort. Je touche à bien des styles, mais l’essence reste là. Il n’y a pas tant de blues traditionnel, ça se promène entre le heavy blues rock, le folk. Je fais mes chansons et si ça sonne plus folk ou rock, je ne vois pas de trouble! Je ne me mets pas d’œillères. Ce que je joue, ça vient de mon cœur, je ne me mets pas de limite.

Vous parlez très bien français. Est-ce qu’un projet en français est envisageable?
Pour le moment, je travaille beaucoup dans le Canada anglais, c’est pourquoi je chante surtout en anglais. J’aimerais ça, éventuellement, faire un projet en français. J’ai déjà un paquet de chansons en français. Je n’ai pas assez de temps pour réaliser toutes mes idées de projets.

Êtes-vous du genre à travailler déjà sur un prochain album?
Un album, ça me prend un an et demi de tournée. Je sors un album tous les deux ans alors je me donne six mois où je n’ai pas à y penser. Dans mes projets, j’aimerais ça, un album live documentaire, un DVD.

Art Steve Hill pochetteSteve Hill
Solo Recordings Vol. 3
En concert jeudi au Club Soda

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