FELIX O.J. FOURNIER TC MEDIA MTL Les hirondelles à tête blanches qu'on peut observer sous l'Estacade du pont Champlain.

Alors que les oiseaux migrateurs s’apprêtent à s’envoler vers le sud, les ornithologues amateurs disposent encore d’un peu de temps pour observer les 110 espèces encore présentes sur L’Île-des-Sœurs.

«En septembre et en octobre, c’est dans le Boisé Saint-Paul et sous l’Estacade qu’on peut voir le plus d’oiseaux migrateurs et forestiers», estime l’ornithologue Pierre Bannon. Avec plus de 40 ans d’observation derrière la cravate, il est considéré comme l’expert des oiseaux de l’île.

Bien que dans les années 80 l’île était considérée comme l’un des plus grands observatoires d’oiseaux migrateurs du Québec avec presque 300 espèces, on peut toujours observer des parulines, des viréonidés ainsi que trois espèces d’hirondelles, à front blanc, bicolores et noires.

Au fil des ans, l’étalement urbain de l’île a toutefois détruit l’habitat de plusieurs oiseaux, comme les marais de la Pointe-Ouest.

«À l’époque, on pouvait voir des chouettes et des oiseaux nicheurs. Je me souviens d’avoir aperçu sept espèces d’hiboux en une journée il y a 30 ans. Le prolongement du boulevard de L’Île-des-Sœurs a également contribué à la destruction d’habitats», raconte M. Bannon.

Conseils pour débutants
Pour ceux dont la passion pour l’ornithologie débute, M. Bannon conseille d’abord de se joindre à un club d’observateurs et d’aller en expédition avec des gens plus expérimentés.

Il est aussi primordial de se procurer guide et jumelles selon lui. Le respect de la propriété privée est également essentiel.

«L’observation des oiseaux est extrêmement populaire, donc il faut apprendre à cohabiter avec les photographes et les autres observateurs. Du moment qu’un oiseau rare est aperçu, tous les ornithologues le savent grâce aux réseaux sociaux», explique M. Bannon.

Infos: le site du plus grand regroupement d’observateurs d’oiseaux au Québec.

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