Même si elle est l’une des plus importantes au Québec avec près de 400 membres, la survie de la Maison des jeunes (MDJ) de LaSalle est menacée au point d’avoir dû éliminer deux emplois permanents et un à temps partiel parmi ses animateurs.

Le budget annuel de la MDJ est d’environ 200 000$, mais il manque 75 000 $ pour boucler l’exercice financier du 31 mars prochain à l’organisme.

Fondée en 2006, la MDJ est située dans le secteur Airlie-Bayne, un quartier défavorisé en processus de revitalisation et présentant un pourcentage élevé de familles monoparentales (35%) et un taux de chômage de 25%.

«Il nous faut le programme de soutien aux organismes communautaires du Québec. Nos services offerts gratuitement ne pourront être maintenus avec le budget que nous avons maintenant», plaide Sébastien Babeux, directeur de l’organisme qui n’a plus que deux employés permanents et un temporaire.

«C’est de loin notre année la plus difficile. C’est la dernière du basketball et du soccer si on n’a pas de financement», ajoute M. Babeux dont l’organisme compte une fréquentation quotidienne de 45 jeunes de 12 à 17 ans.

Certaines Maisons des jeunes reçoivent un financement de 105 000$ pour des clientèles bien inférieures à celle de LaSalle, explique le directeur.

«Certaines ont de 100 000$ à 125 000$, alors que nous avons zéro. Ça fonctionne par ancienneté et quand ils arrivent à notre nom, il n’y a plus d’argent disponible», affirme Sébastien Babeux, en poste depuis 2010.

Résidences dans le besoin
Le problème vécu par la Maison des jeunes de LaSalle n’est pas nouveau. En fait, plusieurs des 180 membres du Regroupement des Maisons des jeunes du Québec (RMJQ) sont touchés par les difficultés financières, explique la porte-parole, Rim Mosen.

«C’est une de nos batailles. C’est effectivement quelque chose de très répandu et c’est la raison pour laquelle nous demandons un plus grand financement au gouvernement», explique-t-elle.

Mme Mosen apporte toutefois une précision quant à l’octroi du financement par ancienneté. «Ce n’est pas le facteur majeur. Ça dépend si la Ville finance et si le conseil d’administration ramasse de l’argent. Le gouvernement accorde le financement aux maisons qui sont là depuis longtemps parce qu’elles ont prouvé qu’elles étaient solvables».

Situation «pas juste»
Au cours des dernières années, la résidence de LaSalle a eu la chance de compter sur des «subventions d’urgence», obtenues par Robert Poëti. Le député travaillerait d’ailleurs en ce sens encore cette année.

Son attachée politique Caroline Savic confirme que «nous avons tout le dossier et M. Poëti trouve que leur situation n’est pas juste. Il a toujours appuyé la Maison des jeunes», souligne-t-elle.

Dans le cas de l’arrondissement de LaSalle, «si ce n’était pas de lui, on serait mort depuis longtemps. Les locaux sont gratuits et la plupart de nos projets proviennent d’ententes avec lui», lance M. Babeux.

À travers des activités sportives, culturelles ou entrepreneuriales, la Maison des jeunes de LaSalle est ouverte de 14h à 21h cinq jours/semaine. Elle offre du camping, du soccer, des visites de quartiers, de l’aide alimentaire pour les familles, une friperie, de l’aide aux devoirs, des découvertes culinaires et autres en plus de divers équipements comme une petite salle de cinéma, une salle de jeux avec tables de ping-pong et de «Baby Foot» et un petit gymnase.

 

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