Archives Métro Le gouvernement a choisi de réduire de 10% sa contribution au développement économique local et régional. Pour l'année financière 2014-2015, la contribution totale maximale du gouvernement du Québec aux organismes CLD devrait donc atteindre 14 393 602$.

EXCLUSIF logoLa réalité commerciale à Montréal n’est pas aussi sombre que dépeinte ces derniers temps, du moins, pour la portion du boulevard Saint-Laurent située sur le Plateau, entre la rue Sherbrooke et l’avenue du Mont-Royal. Dans une de ses périodes les plus difficiles,soit de 2008 à 2013, l’artère a enregistré un taux de survie de 68,5 % de ses commerces, selon des données obtenues par TC Media.

Rappelons que des travaux de la Ville-centre en 2008, qui se sont éternisés, avaient occasionnés plusieurs fermetures. La situation est toutefois moins dramatique qu’il n’y paraîssait, puisque plus de deux commerces sur trois sont toujours en affaires. En comparaison, la moyenne québécoise du taux de survie du commerce de détails au bout de cinq ans est de 34%.  C’est donc deux fois moins que celui enregistré sur la Main.

Le journal Le Plateau a pris en compte dans son calcul uniquement les commerces ayant pignon sur rue, sur le territoire de la Société de développement du boulevard Saint-Laurent (SDBSL). Il faut aussi préciser que plusieurs entreprises étaient en affaires depuis plus longtemps que la période étudiée.

En 2008, un total de 295 entreprises louaient des espaces de rez-de-chaussée sur l’artère. Sur ce nombre, 202 sont toujours en affaires (68,5%). Parmi les 93 établissements ayant fermé boutique, on recense seulement sept bannières. En excluant celles-ci, puisqu’elles existent toujours, le taux grimpe à 70,8 %.

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Beaucoup de travail à faire
Le directeur général de la SDBSL, Glenn Castanheira, se montre agréablement surpris par ces résultats.

«Ce sont des chiffres encourageants, compte tenu qu’il s’agissait d’une période très difficile, surtout avec les travaux. Je crois toutefois que l’expression à retenir, c’est « taux de survie ». Plusieurs enfants en Éthiopie survivent également. Ça ne veut pas dire qu’ils sont bien pour autant. Sur Saint-Laurent, nous avons principalement de petits commerces indépendants qui se battent becs et ongles pour survivre. Les marges de profits sont minces. Il faut les aider à s’en sortir, parce qu’eux, ils ne partent pas à l’étranger s’ils ne sont pas contents. Ils restent et sont des acteurs dans leur communauté.  Même des établissements reconnus comme le Joe Beef (NDLR:Sur la rue Notre-Dame O.) sont à 21 jours de la faillite. Une mauvaise période de quelques semaines et c’est terminé», nuance M. Castanheira.

Données manquantes
Les statistiques n’étaient pas disponibles pour les sociétés de développement commercial (SDC) de l’avenue du Mont-Royal et de la rue Saint-Denis.

Dans le cas de la SDC Pignons rue Saint-Denis (SDCPSD), celle-ci n’existe que depuis 2010 et ne possède pas ce genre de données.

«Nous avons tenté d’obtenir les chiffres de l’arrondissement et de la Ville-centre, mais en vain. La seule statistique que nous détenons, c’est la moyenne provinciale, qui est de 20% de taux de survie au bout de cinq ans, pour tous les types d’entreprises», explique le directeur général de la SDCPSD, Joël Pourbaix.

Du côté de la Société de développement de l’avenue du Mont-Royal, un problème informatique en 2012 a causé la perte de données d’archives, rendant difficile d’évaluer avec précision le taux de survie des commerces, ces cinq dernières années.

«À Montréal, on manque de vision d’ensemble. Il est préoccupant que nous n’ayons pas cette donnée pour l’ensemble de la métropole. Comment peut-on évaluer la réalité commerciale du territoire, si on ne sait pas le pourcentage de commerces et d’entreprises qui sont toujours en vie après la période critique de cinq ans», questionne M. Castanheira.

Le directeur général de la SDBSL soutient que le taux de survie est un meilleur indicateur de performance économique que le taux d’inoccupation, souvent présenté, puisque des commerces peuvent déménager ailleurs dans la métropole, pour s’agrandir, par exemple. Ainsi, des rues peuvent afficher un taux d’inoccupation inquiétant, alors que d’autres affichent complet, mais le tout ne signifie pas que les entrepreneurs échouent pour autant.

 Fermetures remarquées

  • Soho
  • Globe
  • Bedo
  • Pizzédélic
  • Café Méliès

Ouvertures remarquées

  • Big in Japan
  • 1861
  • Appartement 200
  • Majestique
  • Mà Mobilier

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