Pendant quelques jours, l’école Calixa-Lavallée à Montréal Nord accueille le tournage de l’adaptation du livre de Biz, La Chute de Sparte. Une toute nouvelle ambiance investi les lieux…

16h. L’école Calixa-Lavallée se vide de ses élèves et se rempli de techniciens. L’équipe du film La Chute de Sparte va s’installer dans les lieux pendant plusieurs jours. Les câbles, les caisses et les autres machineries du tournage envahissent déjà l’espace. Le local des panneaux électriques est désormais rempli de costumes, la bibliothèque est devenue le bureau de production et la cafétéria est maintenant le repaire des figurants. En quelques minutes, l’école Calixa-Lavallée est devenue Gaston-Miron, et ses murs font partie intégrante de l’histoire de Steeve Simard, 16 ans, élève en dernière année.

Miroir de la jeunesse
L’histoire de Steeve racontée par Biz, est l’histoire presque banale d’un jeune comme les autres, et c’est exactement ça qui a plu à Aurore, figurante venue de Québec : « Je trouve que c’est une histoire que tous les jeunes peuvent s’approprier, ils peuvent se reconnaitre dedans. Ce qui se passe arrive à tout le monde, tous les jours, dans n’importe quelle école, n’importe où dans le monde. Ce sont des personnages, à qui, contrairement aux films ou aux livres américains, on peut s’identifier. Ici c’est québécois, on peut reconnaitre des endroits, c’est plus intéressant pour les jeunes qui vont regarder ça à l’écran. »

Aujourd’hui, le tournage se fait dans la salle des casiers. La cinquantaine de techniciens et la dizaine d’acteurs vont et viennent autour de ces fameux casiers bleu et rouge. D’abord, il y a l’installation technique, puis on explique la scène à tout le monde, vient ensuite le tour des éclairagistes de régler leurs machines et enfin, on tourne. L’assistant réalisateur annonce : « Dans 1, 2, Action ».

Coup de foudre immédiat
Le choix de l’école de Montréal-Nord ne s’est pas fait au hasard. Il y a même quelque chose d’un peu magique dans cette histoire explique Tristan Dubois, le réalisateur : « L’école correspond exactement à ce que nous cherchions. Nous avions, par exemple, fait une palette des couleurs que nous voulions avoir à l’image.

Nous voulions du bleu et du orange. Et quand nous sommes venus visiter l’école nous avons vu que leurs couleurs étaient… orange, rouge et bleu. En plus, ils ont une équipe de football qui s’appelle Les Spartiates, comme dans le film ! Nous n’avons même pas eu besoin de changer ça. C’était parfait. »

Entre la direction de l’école et l’équipe du film, tout s’est passé à merveilles dès le début. Ce qui a beaucoup plus à Tristan Dubois : « Les gens de l’école sont absolument débiles ! Ils nous ont accueillis avec une ouverture extraordinaire. On ne pouvait pas espérer ça. Avec mon équipe, en 30 ans de métier, on n’a jamais vu une location nous accueillir comme l’école Calixa-Lavallée le fait. Ils nous ouvrent vraiment leurs portes. »

L’homme aux clés
Si cela se passe aussi bien c’est notamment grâce à Denis Désiré. Le coordinateur sécurité de l’école qui est présent pendant tout le tournage, en plus de ses heures de la journée. Et il est indispensable : « Je gère les allées et venues des derniers élèves présents. Et surtout, j’ai les clés de toutes les portes et je connais tous les endroits de cette école. Aujourd’hui par exemple, le tournage se fait aux casiers. C’est moi qui aie tous les codes pour les ouvrir. Si je ne suis pas là, ils auront des problèmes, dit-il en riant. L’équipe de tournage gère son monde, moi je suis là s’ils ont besoin. Même jusqu’à 3h du matin. »

Le tournage se fait en effet principalement à la fin de la journée, dans la nuit et les fins de semaine, pour éviter de perturber le quotidien des élèves. D’ailleurs, demain matin, toute l’agitation du moment aura disparue. Les classes, les couloirs, les casiers, tout sera comme avant. Comme si rien ne s’était jamais produit. Comme si Steeve Simard et ses ennuis n’étaient jamais passés par l’école Calixa-Lavallée.

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