FELIX O.J. FOURNIER TC MEDIA Michel Lorange est le président du Conseil d'administration de la clinique de pédiatrie sociale de Montréal-Nord.

Lancé en 2009 dans le secteur nord-est de Montréal-Nord dans le but d’aider des familles qui ne s’adressent pas aux systèmes de soins traditionnels, le centre de pédiatrie sociale envisage l’ouverture d’un deuxième point de service dans l’ouest de l’arrondissement.

Ce samedi 10 décembre au matin, debout au bord du boulevard Henri-Bourassa, Michel Lorange a le sourire. Alors qu’il observe Denis Coderre, venu prêter main forte à son organisme durant une trentaine de minutes en interpellant des automobilistes, une urne à la main, le président du conseil d’administration du centre de pédiatrie sociale de Montréal-Nord se montre ambitieux.

Son objectif pour cette vaste guignolée? Récolter 50 000$ dans les différentes intersections de Montréal-Nord, grâce à l’aide de près de 170 bénévoles. Une somme qui correspond au budget de fonctionnement de son équipe, qui aide près d’une centaine de familles annuellement.

Mission accomplie pour l’organisme – avec près de 60 000$ récoltés en ajoutant les différents dons d’institutions publiques et privées –, qui compte dans son effectif un médecin à temps partiel, un infirmier, une travailleuse sociale et une psychomotricienne. Les salaires de ces deux derniers sont respectivement pris en charge par le CIUSSS du Nord-de-l’Île et l’arrondissement de Montréal-Nord.

59 783$
La somme récoltée par le centre de pédiatrie sociale de Montréal-Nord lors de cette guignolée.

lp-guignole-mtl-nord6Une liste d’attente d’une quarantaine d’enfants
Depuis ses débuts en 2009, ce centre de pédiatrie sociale, installé dans un logement prêté par l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) situé place Normandie, ne cesse d’attirer de nouveaux patients, attirés par «une approche plus familiale.»

«Des parents se méfient du système. Ils ont peur d’aller dans un hôpital, craignent d’être jugés. Ils ne vont donc pas chercher des services dont l’enfant a besoin. Nous, on s’assoit avec eux, on jase, on les écoute. On agit plus lentement, plus précisément», reprend Michel Lorange.

Mais victime de son succès, ce centre voit sa liste d’attente s’allonger jour après jour.

185
Le nombre d’enfants aidés, à travers 98 familles, lors de la dernière année par ce centre de pédiatrie sociale de Montréal-Nord.

«Près d’une quarantaine d’enfants attendent pour avoir accès à nos services. C’est pour ça qu’il nous faut plus d’argent, afin d’augmenter les heures de travail de notre personnel, pour aider d’autres familles. Plus on est connu, plus, grâce au bouche-à-oreille, elles cognent à notre porte, mais plus aussi les besoins sont importants», révèle Michel Lorange, qui espère rejoindre à l’avenir les nouveau-nés et les plus jeunes, non-scolarisés.

«Notre porte d’entrée, souvent, ce sont les écoles qui nous réfèrent. Notre défi, c’est d’intervenir plus tôt, de voir les 0-5 ans. Mais parfois, les familles sont isolées et ce n’est pas facile de les identifier», explique-t-il.

Ce centre est incontournable dans l’arrondissement. Ils ont une approche complémentaire avec tout ce qu’il se passe à Montréal-Nord, avec les institutions. Ouvrir une deuxième section, dans un secteur ouest qui a également des besoins, semble complètement logique.»
Christine Black, mairesse de Montréal-Nord

165 000$ nécessaireslp-guignole-mtl-nord11
Alors que «les besoins sont très importants», ce centre compte ouvrir un point de service similaire dans le secteur ouest de Montréal-Nord.

«J’ai l’espoir que ça se fasse courant 2017», indique Michel Lorange, à la recherche de 165 000$ pour parvenir à son objectif mais aussi d’un local pour accueillir ses patients et une nouvelle équipe de 4 à 5 personnes.

Tuque sur la tête, urne en main également aux côtés des équipes du centre de pédiatrie sociale qu’elle a déjà eu l’occasion d’assister lorsqu’elle dirigeait le Centre des jeunes l’Escale avant son élection à la tête de Montréal-Nord en avril, Christine Black compte apporter son aide.

«Il faut vérifier les espaces disponibles car il y a moins d’infrastructures municipales dans ce secteur, indique l’élue. Il y a une complexité, mais rien n’est impossible. On est des alliés. Ils ont le soutien de nos équipes.»

 

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