Photo: Gracieuseté L’inauguration du banc a eu lieu devant tous les élèves et le personnel enseignant, ainsi qu’avec la présence du maire, M. Normand Marinacci, des conseillers de l’arrondissement et de la commissaire de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, Mme Suzanne Marceau.

De nombreux enfants d’école sont confrontés, au quotidien, à la solitude ou à l’intimidation. Afin de contrer le phénomène, l’école Jonathan-Wilson de L’Île-Bizard, vient d’inaugurer son «banc de l’amitié» pour permettre aux élèves seuls ou tristes de se trouver de nouveaux amis.

L’école a procédé à l’inauguration de ce banc le 2 novembre dans sa cour. Les enfants se sentant seuls ou mis de côté peuvent désormais venir s’y assoir pour signifier leur volonté de parler ou de jouer avec d’autres élèves.

Le banc, fabriqué de thermoplastique vert, est chapeauté par une affiche portant l’inscription «banc de l’amitié». Sur l’affiche, on retrouve une illustration d’enfants de tous les sexes et origines se tenant la main.

Le projet a été adopté de façon positive par les élèves de l’école.

«Les plus vieux vont dire qu’ils n’ont pas besoin du banc, mais le fréquentent quand même. Les plus jeunes l’utilisent pour se faire des amis», indique le directeur de l’école, Ian Gagnon.

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, qui gère d’ailleurs d’autres écoles ayant une installation similaire, voit d’un bon œil cette initiative.

«Ça permet de briser l’isolement, d’entrer en contact, de parler, de ventiler», précise la conseillère en relations de presse, Gina Guillemette.

Jasmin Roy
Contacté par TC Media, Jasmin Roy, président de la fondation du même nom, qui a pour mission de lutter contre l’intimidation, la violence et la discrimination en milieu scolaire, croit qu’un banc de l’amitié peut être un pas dans la bonne direction, si combiné à une stratégie plus large.

«C’est une approche positive. Mais il faut toujours que le milieu évalue si ça fonctionne. Il faut aussi travailler globalement pour créer un climat positif de bienveillance. Un banc de l’amitié n’est pas suffisant. Il faut que ça fasse partie du curriculum de l’école et qu’on renforce les bons comportements», fait-il valoir.

Le banc de l’amitié vient d’ailleurs s’ajouter à une initiative de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, le soutien aux comportements positifs (SCP), qui a été implanté en tant que projet-pilote à l’école Jonathan-Wilson en début d’année scolaire.

Le programme vise notamment à contrer la violence indirecte, qui pose problème à Jonathan-Wilson, notamment sur les réseaux sociaux.

«Il y a beaucoup de violence indirecte auprès de nos plus vieux, un problème qu’on tente de régler. On veut que les élèves soient dans le bien-vivre ensemble. On développe des valeurs de respect, d’engagement et de sécurité», souligne M. Gagnon. Mais la stratégie porte fruit. On a vu une différence depuis un mois dans la prise des rangs et la circulation dans l’école».

Notons qu’en début d’octobre, la CSMB remportait d’ailleurs le prix annuel «Ensemble contre l’intimidation», dans la catégorie «milieu scolaire», un honneur décerné par le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

Le banc de l’amitié est inspiré d’un projet ayant vu le jour aux États-Unis en 2013, alors qu’un élève a installé un «buddy bench» dans la cour de son école, après avoir vu ce type de projet dans une école allemande.

Depuis, de nombreux bancs ont été installés partout à travers les États-Unis et le Canada.

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