Gracieuseté Depuis 1990, la Grande Randonnée Parkinson a permis de récolter plus de 35 M$ pour les Canadiens atteints de la maladie, leur famille et leurs aidants naturels.

Aucun traitement n’est encore disponible pour soigner la maladie de Parkinson. Des citoyens s’impliquent dans le financement de la recherche et du soutien aux malades à travers la Grande Randonnée Parkinson qui aura lieu à Sainte-Anne-de-Bellevue, le 10 septembre.

Une doctorante en neurosciences à l’Université McGill, Marisa Cressatti, a amassé plus de 1800 $ avec ses collègues de l’Hôpital général juif. «On peut traiter certains symptômes, mais on ne peut pas encore stopper cette maladie dégénérative. Si on avait plus de financement du gouvernement par exemple, on pourrait trouver une cure d’ici 10 ans», lance la jeune femme de 26 ans, bénévole pour l’organisme depuis l’année passée.

Pour Mme Cressatti, il est essentiel d’aller à la rencontre des gens affectés par la maladie. «On oublie parfois pour qui on travaille. C’est important de leur parler pour mieux comprendre leur vie au quotidien», ajoute-t-elle.
Les symptômes ne seraient d’ailleurs pas assez connus. «On connait surtout les tremblements, mais il y en a beaucoup d’autres comme l’insomnie ou la constipation», dit-elle.

De son côté, le retraité Tim Landry participe à la marche pour la seconde fois et est présentement le meilleur solliciteur au Québec avec plus de 1200 dollars recueillis. «Je m’implique dans tout ce qui touche à la maladie mentale. J’ai des amis atteints de Parkinson», révèle M. Landry, bénévole régulier de Parkinson Canada.

L’homme de 71 ans a envoyé des courriels à ses contacts qui se sont montrés très généreux. «Je dis souvent qu’il faut faire tout ce que l’on peut pour aider les gens à avoir une vie meilleure. Là, il suffit de donner un peu et de passer une petite heure à marcher», ajoute-t-il.

Faire la différence
Les organisateurs attendent 200 participants et espèrent recueillir 15 000 $ pour cette 27e édition qui a lieu pour une seconde fois dans l’Ouest-de-l’Île.

«La Randonnée est notre évènement le plus important de l’année, c’est un rendez-vous communautaire pour les personnes atteintes de la maladie, leur personnel soignant, les membres de leur famille ou n’importe qui voulant faire une différence dans les vies des gens avec Parkinson», indique la coordonnatrice Lisa Mintz.

Avant la randonnée, le Centre Cummings fera une démonstration de ses cours de boxe. Ce sport aurait des effets bénéfiques sur la condition physique et psychologique et contribuerait à diminuer l’intensité des symptômes.
«Un des symptômes est la difficulté d’amorcer des mouvements. Avec les activités qui impliquent des mouvements rythmiques et continus comme la boxe, le cyclisme, la danse ou le taï-chi, vous éliminez l’initiation de mouvements, car vous vous déplacez continuellement», explique la spécialiste des neurosciences, Mme Cressatti.

La marche débutera et s’achèvera au bâtiment Casgrain du Collège John-Abbott. Deux routes d’un et de trois kilomètres seront accessibles.

100 000
La maladie de Parkinson touche plus de 100 000 Canadiens dont 25 000 Québécois, un nombre qui doublera d’ici 2031.

Plus d’infos
514 357-4291
lisa.mintz@parkinson.ca

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