TC Media - Denis Germain Mario Scione, son frère Tony et leur employée de longue date Lyne Leblanc ont du faire preuve de courage dans la tourmente et se sont relevés malgré tout après les inondations.

Voilà plus de trois mois que Mario et Tony Scione ont dû ranger rasoirs, ciseaux et séchoirs. Les inondations du printemps ont forcé la fermeture de leur salon de coiffure, T M Coiffeurs, à Pierrefonds. Les deux frères sont heureux de renouer avec leur clientèle des 49 dernières années et comptent bien poursuivre encore longtemps.

Les murs et les planchers ont dû être reconstruits en prévision de la réouverture. «Nous avons dû racheter presque tous les meubles et repeindre les murs, ça nous a coûté plus de 20 000 $», explique Mario Scione, qui loue le local situé sur le boulevard Saint-Jean.

Lui-même sinistré, il a trouvé refuge durant quelques semaines chez sa fille qui vit également à Pierrefonds, mais qui n’a pas été touchée par les débordements de la rivière des Prairies.

Découragé, il s’est toutefois relevé. Après plusieurs semaines de travaux, les coiffeurs ont rouvert le salon. Même ses petits-enfants ont aidé à publiciser la reprise des activités en dessinant des pancartes publicitaires apposées dans la vitrine.

Petite famille
Les événements ont poussé deux des trois employées à trouver du travail ailleurs. «On essaie présentement de retrouver du monde, mais ce n’est pas évident, malgré les nombreuses annonces», précise M. Scione qui a embauché un nouveau coiffeur, mais en cherche toujours un autre.

Seule Lyne Leblanc, qui a sa chaise chez TM Coiffeurs depuis 30 ans, est demeuré aux côtés des frères Scione. «Ça m’a bouleversé de ne plus être ici pendant tout ce temps. On est devenu comme une petite famille ici», raconte celle qui accueille avec un grand sourire sa clientèle, heureuse de la retrouver.

Aide gouvernementale
La situation financière des Scione est difficile. Au bureau temporaire des sinistrés, les coiffeurs se seraient fait dire qu’ils n’obtiendraient pas d’aide gouvernementale. «Ils m’ont suggéré de voir avec mon assureur qui, lui, m’a indiqué ne pas rembourser les refoulements d’égouts», ajoute Mario Scione.

L’arrondissement a toutefois facilité la reconstruction. «On fait tout ce que l’on peut au niveau de notre juridiction. On a accéléré l’accès aux permis de construire et embauché de nouvelles personnes pour de l’aide physique aux sinistrés», indique la chef de division Relations avec les citoyens et communications de Pierrefonds-Roxboro, Johanne Palladini.

Pour obtenir de l’aide financière de Québec, les sinistrés doivent appliquer individuellement au bureau temporaire du boulevard Pierrefonds.

Chaque cas est unique et dépend de plusieurs facteurs tels que l’ampleur des dommages ou leur nature, selon la porte-parole de la Société d’habitation du Québec, Alexandra Paré.

«Des avances de fonds sont faites aux sinistrés afin de couvrir des frais déjà engagés et leur permettre de débuter les travaux de rénovation, le cas échéant. Lorsque les travaux seront terminés, les sinistrés recevront le reste de l’aide financière à laquelle ils ont droit en fonction des dommages admissibles au programme», explique-t-elle.

Dans la région de Montréal, plus de 9 M$ ont à ce jour été versés aux sinistrés.

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