François Lemieux/TC Media Vasiliki Petrisi et son mari vivent dans l'incertitude depuis quelques jours, alors qu'ils pourraient se retrouver à la rue.

Un couple de Pierrefonds résidant à l’hôtel depuis les inondations de 2017, pourrait se retrouver à la rue, dès samedi. Attendant toujours le dénouement de leur dossier de remboursement pour leur maison, qui doit être démolie, Vasiliki Petrisi et son mari pourrait cesser de recevoir de l’aide financière de la Croix-Rouge pour le logement.

«On a reçu l’appel de la Croix-Rouge jeudi dernier pour nous dire qu’on ne serait plus couverts dès samedi matin. Au début j’étais en état de choc. Je ne savais pas quoi dire. Je ne pouvais pas l’accepter. Je leur ai dit que je n’avais nulle part où aller. Que je n’irais nulle part. C’est inacceptable. J’ai besoin de savoir ce qui se passe», indique Mme Petrisi.

Depuis, la Croix-Rouge aurait rappelé le couple afin d’accorder une extension d’une semaine. Mais Mme Petrisi dit vivre un cauchemar en raison de l’incertitude de sa situation.

«Je ne peux dormir la nuit. Ça tourne dans ma tête. Quand je me lève le matin, je ne sais pas quelle autre surprise je vais avoir. Mais pourquoi cette discrimination contre nous ? Les autres familles que nous connaissons, on leur a fourni un appartement aux frais du gouvernement. Et on nous jette à la rue. Pourquoi ?», se demande-t-elle.

Les dommages à leur maison ayant été considérés trop élevés pour effectuer des réparations, le couple doit céder la demeure et le terrain de la Rive-Boisée. Ils contestent cependant les papiers devant officialiser la cession de la propriété.

«On consulte un avocat pour voir si les papiers sont conformes. Les chiffres ne correspondent pas et le gouvernement nous donne trop de responsabilités. On doit engager un contracteur pour démolir. Mais si quelque chose est mal fait, nous sommes responsables. Pourquoi serions-nous responsables après avoir cédé la propriété ?», fait-elle valoir.

On leur aurait promis 50 % des fonds leur étant dus, une fois leur hypothèque payée, à la signature des papiers de cession de leur lot et le reste une fois leur dossier d’achat d’une nouvelle maison complété.

«Ils nous forcent à signer tout de suite, mais ça ne nous donne rien. Ils nous donnent 50 % de l’argent, et nous disent de louer un appartement. Mais on n’a pas d’argent. On paie déjà une hypothèque de 700$. Pour une hypothèque pré-approuvée, il nous faut l’argent pour savoir combien on va mettre en acompte. Pour faire une offre, il nous faudrait le plein montant. On ne peut pas procéder pour le moment».

Même si leur dossier de remboursement se règle, Mme Petrisi et son mari, qui habitent l’Ouest-de-l’Île depuis 35 ans, pensent tout de même devoir quitter l’Ouest-de-l’Île pour de bon, ne pensant pas être en mesure d’acheter à nouveau en raison du prix des maison dans la région.

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