François Lemieux/Métro Média Les agents du CRQ et de la SQ ont intercepté 18 automobilistes, le 8 mai, pour usage du téléphone cellulaire au volant et 18 autres pour avoir omis de porter leur ceinture de sécurité.

Les agents du Contrôle routier Québec (CRQ) et de la Sûreté du Québec (SQ) ont remis 18 constats d’infraction, le 8 mai, pour usage d’un téléphone cellulaire au volant et 18 autres pour avoir omis de porter la ceinture de sécurité, lors d’une opération «opération autobus», un type d’intervention utilisé à travers le Québec depuis septembre 2016.

Utilisée de façon «sporadique et aléatoire», cette méthode d’interception implique des agents de CRQ et de la SQ postés dans des autocars non-marqués pour identifier les fautifs.

Alors que les amendes pour usage du téléphone cellulaire au volant s’apprêtent à plus que tripler, à la fin juin, des agents de la SQ et de CRQ accueillaient, le 8 mai, des journalistes, à un poste de contrôle autoroutier de Vaudreuil pour qu’ils assistent à une démonstration d’une «opération autobus».

Les membres des médias prennent place, vers 11h, dans un autocar, qui emprunte l’autoroute 40 en direction de l’Ouest-de-l’Île, gardant la voie de droite, afin de permettre aux agents à bord d’observer les automobilistes sur les voies de gauche.

Les agents observateurs sont appuyés par quatre autopatrouilles de la SQ et autant de véhicules de CRQ. Les agents de la SQ s’occupent de surveiller les véhicules de promenade alors que ceux de CRQ ont à l’œil les camions et autres véhicules commerciaux.

Méthode
Chaque fois que les agents aperçoivent un fautif, ils communiquent l’information à un opérateur radio, qui transmet la description du véhicule, sa position et l’infraction commise aux patrouilleurs circulant devant l’autocar.

Ceux-ci interceptent l’automobiliste fautif, mais sans lui divulguer la méthode utilisée pour le prendre en défaut, afin de ne pas nuire à l’opération. Si la personne demande à recevoir la preuve pour contester en cour l’infraction, celle-ci lui sera fournie.

Si elle estime qu’il est difficile d’évaluer statistiquement l’efficacité de ce type d’opération, la porte-parole de CRQ, Marie-Josée Michaud, fait valoir que leur importance réside dans le message envoyé.

«Quand une personne reçoit une infraction, c’est certain que son entourage va le savoir. Le message va passer. En médiatisant ces interventions, on crée le sentiment qu’on peut être surveillé n’importe quand. Sachant cela, on devrait en principe changer notre comportement. L’objectif, c’est d’éviter les accidents qui mettent la vie des gens en danger», souligne-t-elle.

Statistiques
Au Québec, la distraction au volant serait en cause dans près de la moitié des accidents avec dommages corporels. En moyenne de 2011 à 2015, 8400 infractions ont été commises par des automobilistes âgés de 16 à 24 ans pour avoir eu un cellulaire en main.

CRQ rappelle que conduire en textant augmente le risque d’accident puisque le conducteur quitte la route des yeux de quatre à six secondes.

À une vitesse de 90 km/h, ce serait l’équivalent de traverser un terrain de football les yeux fermés. Texter en conduisant multiplierait par quatre le risque d’accident.

Toujours selon CRQ, l’effet de l’utilisation du cellulaire au volant, bien qu’elle soit de plus courte durée, est comparable à celui de conduire avec les facultés affaiblies par l’alcool en ce qui concerne le temps de réaction et le risque de collision.

Entre 2015 et 2017, le nombre d’infractions émises par Contrôle routier Québec à cet effet a augmenté de 37 %, passant de 667 à 913.

Amendes en hausse
Jusqu’au 29 juin, un conducteur en infraction est passible d’une amende de 80 $ plus les frais et quatre points d’inaptitude. Dès le 30 juin, cette amende coûtera désormais de 300 $ à 600 $ plus les frais pour une première infraction et cinq points d’inaptitude.

Lors d’une récidive, l’amende minimale sera doublée et le permis de conduire sera suspendu immédiatement pour 3, 7 ou 30 jours selon s’il s’agit d’une première, deuxième ou troisième récidive, sur une période de deux ans.

Jusqu’au 17 mai, un conducteur ne portant pas sa ceinture de sécurité s’expose à une amende de 80 $ plus les frais et trois points d’inaptitude. À partir du 18 mai, l’amende sera établie à entre 200 $ et 300 $.

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