Photo: Gracieuseté Alldo Fellix Januardy œuvre principalement pour la protection des droits des réfugiés en Indonésie à titre d'avocat.

Près d’une centaine d’intervenants de partout dans le monde ont acquis de nouvelles techniques et méthodes pour mieux faire leur travail humanitaire le mois dernier, lors de la 39e édition du Programme international de formation des droits humains (PIFDH) offert au collège John-Abbott, à Sainte-Anne-de-Bellevue.

Les participants, qui provenaient d’une cinquantaine de pays différents, notamment l’Ukraine, le Myanmar, la Jordanie, la Palestine, le Rwanda ou encore les Philippines, travaillent sur des enjeux tels que les droits des femmes, les droits des réfugiés, les droits de la communauté LGBTQI+ ou encore les droits des autochtones.

«On leur apprend comment mieux éduquer en termes de promouvoir l’égalité, l’inclusion, combattre la discrimination et encourager la démocratie. On veut surtout assurer une participation inclusive des groupes vulnérables et marginalisés. À travers le monde, ce sont les droits de ces gens qui sont le plus bafoués», indique le directeur général d’Equitas, Ian Hamilton.

Ouverture
Alldo Fellix Januardy travaille comme avocat pour la Jakarta Legal Aid Institute en Indonésie. Il œuvre principalement pour la protection des droits des réfugiés et est spécialiste en matière de droits internationaux des réfugiés. Il trouve très intéressant le fait que la formation soit donnée sous un modèle participatif.

«Ça nous rend plus ouverts d’esprit en raison des nombreuses discussions au programme. J’ai eu l’occasion d’échanger avec des gens qui ont un bagage différent et des points de vue que je ne les avais jamais entendu avant.

Habituellement, dans mon pays, on donne ce genre de formation sous la forme de conférence», fait-il valoir.

Les sessions plénières et des ateliers participatifs portaient aussi sur les défis mondiaux considérés comme les plus urgents.

«Pour assurer un changement durable, il faut modifier les attitudes, les valeurs et les comportements. Ça commence par l’éducation. Les participants développent des compétences et renforcent leur capacité de réflexion critique. On renforce leur capacité d’analyse du contexte dans lequel ils évoluent pour être plus capables de trouver des solutions», précise M. Hamilton.

Convaincus et convaincants
Khady Sow Diop travaille pour l’organisme La Palabre, au Sénégal, où elle met en place entre autres des projets de sensibilisation et des sessions de formation sur les droits des enfants. Elle fait notamment la lutte à l’excision et s’occupe de réinsertion des victimes de viol et de mariages d’enfants.

«Ça se fait en deux phases. Il faut d’abord être convaincu et ensuite d’être convaincant, une fois rentrés chez nous, grâce aux techniques et stratégies apprises», souligne-t-elle.

Financé en partie par le gouvernement canadien, le PIFDH, organisé par Equitas, une organisation éducative des droits humains canadienne, se déroulait cette année du 10 au 29 juin.

Les participants ont été choisis parmi 900 candidatures. Ils devaient avoir un minimum de deux ans d’expérience au sein de leur organisation.

Plus de 3700 personnes ont été formées depuis 39 ans grâce au PIFDH.

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