François Lemieux/Cités Nouvelles Des résidents de Pointe-Claire sont mécontents d'avoir vu un espace vert de 3000 mètres carrés, l'équivalent d'un peu moins de la moitié d'un terrain de football, être défriché pour faire place à une future station du REM.

> Des résidents de Pointe-Claire s’insurgent contre la décision de la Caisse de dépôt et placement du Québec Infra (CDPQ-Infra) de défricher un terrain boisé de 3000 mètres carrés tout près du centre commercial Fairview en vue de préparer l’aménagement de la future station du Réseau express métropolitain (REM) de Pointe-Claire.

Geneviève Lussier, une résidente de Pointe-Claire, croit qu’il y aura de nombreuses conséquences à cette opération, qui s’est terminée tout récemment sur le terrain situé à l’angle de l’avenue Fairview et de la voie de service de l’autoroute 40.

«Je m’inquiète pour ceux qui habitent autour, pour ce qui est des îlots de chaleur, la perte d’absorption des eaux de pluie, la qualité de l’air. Il n’y aura plus rien pour bloquer le vent ni les bruits dans le voisinage, ni d’endroit où aller pour la faune locale», fait-elle valoir.

La citoyenne s’inquiète par ailleurs que les impacts s’aggravent si le défrichage se poursuit sur le reste de l’espace boisé situé entre les Villes de Kirkland et Pointe-Claire, juste au nord de l’autoroute 40, en raison de projets immobiliers éventuels.

Le porte-parole de la CDPQ-Infra, Jean-Vincent Lacroix, souligne de son côté qu’une étude d’impact exhaustive a été produite avant le début du projet et qu’il n’y a pas de conséquences majeures anticipées.

«La conception des stations prend en compte les enjeux d’îlot de chaleur urbain et s’assure qu’il n’y ait pas d’enjeux au niveau de la capacité d’absorption. Au niveau du son, il n’y a pas non plus d’enjeux majeurs anticipés. Pour la faune, un inventaire de couleuvres brunes a été effectué préalablement et celles-ci ont été déplacées avant le début des travaux», précise-t-il.

Prise de position
Le chef du Parti vert du Québec, Alex Tyrrell a quant à lui pris position contre l’opération de défrichage effectuée par la CDPQ-Infra.

«Pour le REM, ils auraient dû choisir des terrains non-boisés. Cet espace est un des seuls boisés qui reste à Pointe-Claire, un des derniers pôles de biodiversité dans ce secteur. On est à côté d’un immense stationnement. Ils auraient facilement pu faire la station là. On a besoin du transport en commun, mais il y a une manière de faire ça de façon durable», souligne-t-il.

De son côté, le porte-parole de la Coalition verte, David Fletcher, rappelle que son organisme est opposé au REM dans son ensemble.

«Ultimement, on croit que ça créera encore plus de congestion sur les routes. Si on met en place une mesure qui va réduire le trafic sur l’A40, les gens en périphérie seront encouragés d’acheter une nouvelle voiture parce que la congestion sera réduite. C’est un paradoxe du transport classique», soutient-il.

La station du REM de Pointe-Claire devrait être inaugurée en 2023.

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