L’exposition Triptyques et dessins de surface dévoile une série de dessins et de sculptures proposant un regard sur des surfaces que l’on ne voit plus, tellement elles nous sont devenues familières. On y repère des empreintes graphiques qui interpellent par leur beauté, mais aussi par leur ambigüité. Ces œuvres tracent des liens hybrides entre des objets sculptés et des surfaces dessinées. Le besoin de reconnaître, d’identifier l’origine est inhérent à l’esprit humain, antérieur à toute expérience, et vient puiser à même sa mémoire atavique. En occupant ainsi l’espace, l’artiste propose un rapport entre l’énergie du corps et le dynamisme intérieur de sa mémoire.

L’exposition se déroulera jusqu’au 7 avril, de 12h à 17h, au Centre culturel de Pierrefonds, situé au 13 850, boulevard Gouin Ouest.

À propos de Francesca Penserini

Francesca Penserini est titulaire d’un baccalauréat en Beaux-arts de l’Université Concordia, une maîtrise en «Mixed-Media Art», obtenue en Italie, et d’une maîtrise en «Fine Arts in Time Arts», délivrée par l’Institut des arts de Chicago. Elle s’est impliquée activement dans les centres artistiques Optica et Galerie Clark dont elle fut d’ailleurs un membre fondateur. Depuis 1990, elle est professeure au Collège Champlain St-Lambert.

Boursière du Conseil des Arts et lettres du Québec à plusieurs reprises, elle a à son actif plusieurs expositions individuelles et collectives.

Triptyque : CORAIL-POUTRE

Au plan symbolique, la poutre soutient la terre et le ciel, elle les relie. Elle réunit le masculin et le féminin. Elle est l’axe du monde. Dans le culte vaudou, c’est un lien direct avec l’au-delà. Ce tronc de pin sculpté d’un motif étoilé réitère le concept de voute céleste. Au mur, une vue grossie d’un corail suggère la porosité de l’os. C’est le fond marin, l’eau, le calcaire, le sel. La verticalité de l’ensemble évoque un passage, une transition.

Dessins de surface : PENTAGONE-RÉCAMIER

Au mur, une fleur sauvage à cinq pétales forme une structure pentagonale. La sculpture s’inspire d’un fragment de cocotte de pin dont la courbe intérieure, recouverte de brocart de soie, évoque un Récamier. Des pattes de merisier lui donnent une élévation, une légèreté. Les sections s’emboitent l’une dans l’autre et forment un tout. On y reconnait des éléments propres au mobilier, mais la partie organique sculptée et la fragilité du tissu semblent la mettre en péril. Comme si une Métempsycose avait eu lieu; le passage d’une âme dans un autre corps a laissé des traces de sa migration.

Pour plus de renseignements sur l’artiste et ces œuvres, veuillez visiter le site Internet : www.francescapenserini.com

(source arrondissement Pierrefonds-Roxboro)

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