Wikimedia commons La femme d'affaires Louise Blouin, originaire de Dorval et dont le nom parait dans les Panama Papers, réside depuis 30 ans en Suisse, et ne paye donc plus de taxes canadiennes.

Le nom de la femme d’affaires originaire de Dorval, Louise Blouin, apparaît dans les documents Panama Papers, qui monopolisent les manchettes depuis quelques jours concernant les paradis fiscaux.

C’est ce qu’a révélé le Toronto Star, l’un des médias du Consortium international des journalistes d’investigation qui a obtenu copie des documents confidentiels.

La fondatrice et pdg de la multinationale de médias Blouin Corp, construit depuis 15 ans son empire, qui compte notamment cinq filiales outre-mer basées aux îles Vierges britanniques.

En entrevue avec le quotidien torontois, elle déclare que «tout est en règle. Je ne suis pas avocate ni comptable. Alors tout ce qui était planifié aux îles Vierges britanniques l’a été par la firme Deloitte, il y a plusieurs années au Royaume-Uni.»

La femme d’une cinquantaine d’années insiste que les raisons derrière la stratégie ne sont pas l’évasion fiscale, mais plutôt pour faciliter ses transactions immobilières. Elle ajoute que tout comme l’art qu’elle achète et revend, l’immobilier est un passe-temps personnel.

Le Canadian Business estimait il y a dix ans la richesse personnelle de Louise Blouin à 425 M$. Elle a notamment fait fortune en investissant dans les années 90 dans l’entreprise Trader Classified Media, avec son ex-mari John MacBain.

Bien que les filiales outre-mer soient légales et qu’il y ait plusieurs raisons légitimes de les posséder, la fuite de 11,5 millions de documents détenus par la firme d’avocats Panamá Mossack Fonseca soulève un débat public sur l’évasion fiscale.

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