L’auteur présumé du double homicide qui a secoué l’est de Montréal la nuit dernière souffrirait de graves problèmes non traités de santé mentale et de toxicomanie, selon un proche.

Un ami de la famille de Frédérick Gingras relate que le jeune homme arrêté s’en est pris violemment à sa propre mère durant une crise psychotique en octobre. Condamné à une probation de 3 ans, il aurait été sans domicile fixe, dormant chez de la famille, des amis et dans un centre d’hébergement.

«Il ne fallait pas le relâcher comme ça, vu son mélange de trouble de santé mentale mal médicamenté et de toxicomanie pas traitée. On l’a relâché avec son sac à dos, du genre « va-t-en », alors qu’il venait d’avoir une crise et d’attaquer sa mère», raconte Jean-Philippe Ouimette.

Ce dernier souligne toutefois que le suspect devra payer s’il est reconnu coupable.

«Il faut qu’il subisse les conséquences de ses gestes. Il est plus dangereux dehors qu’en-dedans. Mais je voulais démentir les histoires de liens avec des gangs de rue et sensibiliser les gens au mélange de trouble de santé mentale et de toxicomanie.

Bien que ce dernier ne soit pas étonné que le suspect se soit montré violent, il se dit surpris de l’ampleur du geste.

«Honnêtement, sa cousine et moi on s’attendait à ce qu’il fasse une autre crise, mais pas comme ça.»

L’homme de 21 ans suspecté d’avoir mené une cavale meurtrière pendant laquelle deux personnes ont été tuées et une autre blessée est actuellement détenu et devrait comparaître mardi au Palais de justice de Montréal.

La virée sanglante a commencé dans Pointe-aux-Trembles et s’est terminée à Brossard près du Quartier Dix/30 dans la nuit de dimanche à lundi. Une femme de 49 ans et un homme d’une vingtaine d’années ont d’abord été tués aux environs de 23h.

Les deux homicides, les 22e et 23e à Montréal, semblent liés par la séquence des événements, a confirmé le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Une troisième victime a été atteinte par projectile dans sa demeure de Pointe-aux-Trembles, mais sa vie est hors de danger.

Frédérick Gingras a été conduit au centre opérationnel à Montréal où il a rencontré les enquêteurs. Les policiers ne s’avancent pas sur ses motivations.

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